qui facilitent la compréhension du Coran. Nous savons alors que ces principes sont des règles d’exégèse, destinées à interpréter la Parole divine, car saisir le sens du Coran fait partie des trois buts pour lesquels il a été révélé.
Le Noble Coran est descendu pour trois finalités : 1) adorer Allah par sa récitation ; 2) en comprendre les significations ; 3) le mettre en pratique. C’est dans cette perspective que les Compagnons – qu’Allah les agrée – ne dépassaient pas dix versets avant de les avoir appris ainsi que la science et l’action qu’ils contenaient. Ils disaient : « Nous avons ainsi appris à la fois le Coran, la science et l’action. »
Le texte même du Coran, quant à lui, ne pose guère de difficulté : le lisent aussi bien l’homme du commun que le savant ou l’étudiant. En revanche, sa compréhension requiert apprentissage, réflexion et méditation ; et le mettre en pratique est encore plus ardu pour l’âme, laquelle doit être contrainte à croire aux informations qu’il relate, à exécuter ses ordres et à s’abstenir de ses interdits.
Réfléchis à cette parole d’Allah : « Un Livre béni que Nous avons fait descendre sur toi afin qu’ils méditent ses versets et que les doués d’intelligence s’en souviennent » (Ṣâd, 29). Elle montre clairement qu’il est indispensable de comprendre le Coran et de le mettre en œuvre.
Lorsque, dans ce passage, l’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – dit : « et connaître son exégèse et ses significations », il emploie ce que les rhétoriciens appellent ʿaṭf al-tafsîr ou ʿaṭf al-mutarādif, c’est-à-dire la coordination explicative ou la coordination de synonymes, comme dans le vers du poète :
Fa-alfâ qawluhâ kadhiban wa mînan
« Il découvrit que ses paroles n’étaient que mensonge et affabulation. »
De fait, comprendre le Coran, connaître son exégèse et ses significations sont des notions proches. Comprendre le Coran englobe la perception de son sens, de ses jugements et de ses sagesses, car le Coran recèle des significations, et ces significations ainsi que les dispositions qu’elles renferment comportent des sagesses et des secrets. On pourrait toutefois soutenir que le tafsîr (l’explication) diffère du maʿnâ (le sens) : le premier porte sur l’éclaircissement du terme même, tandis que le second concerne ce qui est visé