il comprendra qu’il ne s’agit que d’une illustration. C’est pourquoi, s’il entre dans une épicerie et y voit une miche de pain, il demandera : « Combien cette miche ? » Cette désignation n’a pas pour but de restreindre le sens du mot à ce seul exemple, sans plus ni moins ; il ne s’agit que d’une image.
Exemple de cela : ce que l’on rapporte au sujet de cette Parole : « Puis Nous avons légué le Livre à ceux de Nos serviteurs que Nous avons choisis ; les uns se font du tort à eux-mêmes, d’autres suivent une voie moyenne, et d’autres encore devancent les autres par les bonnes œuvres » (sourate Fâṭir, 32).
Commentaire
Le Très-Haut dit : « Puis Nous avons légué le Livre à ceux que Nous avons élus. » Le relatif « que » n’est pas un adjectif décrivant le Livre ; l’analyse correcte est que « le Livre » est le premier complément d’objet, et « ceux que Nous avons élus » le second. Ainsi qu’Il dit : « Puis Nous avons légué le Livre à ceux de Nos serviteurs que Nous avons choisis. » Ceux qu’Allah a élus parmi Ses serviteurs sont la communauté islamique, puisque le dernier Livre révélé est ce Coran.
Il est donc évident que « celui qui se lèse lui-même » englobe quiconque néglige les obligations ou transgresse les interdits ; que « le modéré » vise celui qui accomplit les obligations et s’abstient des prohibitions ; et que « le devancier » désigne celui qui, en plus des devoirs, se rapproche d’Allah par les œuvres surérogatoires. Les modérés sont les gens de la droite, tandis que « les devanciers, les devanciers » sont ceux qui seront rapprochés.
Ensuite, chacun applique cette classification à un domaine précis d’adoration ; on dira, par exemple : « Le devancier est celui qui accomplit la prière dès l’entrée de son temps, et le modéré… »