sous l’angle d’une de ses qualités.
Commentaire
Nous avons appris que, lorsque les Pieux Précurseurs attribuent à un mot un sens et que d’autres, parmi eux, lui donnent un sens différent, sachant que la réalité visée englobe l’un et l’autre, il s’agit d’une divergence de variété (ikhtilâf tanawwuʿ), et non d’une opposition. Ainsi, dans la parole d’Allah : « Guide-nous vers la voie droite » (Coran 1, 6), le terme ṣirâṭ désigne, sur le plan linguistique, un chemin large, mais ce que l’on entend par « voie droite » est l’islam selon un premier avis; un second y voit le Coran. L’auteur a étayé chacun de ces deux avis par une preuve issue de la sunna. Or, les deux explications ne se contredisent absolument pas, car l’islam est précisément ce que contient le Coran. Il n’existe donc aucune opposition, que l’on explique cette voie par le Coran ou par l’islam. Il est manifeste que nous sommes en présence d’une divergence de variété, non de contradiction, puisque chaque explication n’annule pas l’autre.
Deuxième catégorie : chacun cite, à propos d’un nom générique, l’une de ses espèces à titre d’exemple, afin de signaler à l’auditeur la catégorie en question, sans prétendre fournir une définition exhaustive couvrant le genre dans toute son étendue et ses particularités. Ainsi, si un étranger demandait ce que signifie le mot « pain », on lui montrerait une miche en disant : « C’est cela. » Le geste désigne alors l’espèce à laquelle elle appartient, non ce seul morceau.
Commentaire
Imaginons qu’un non-arabophone demande : « Qu’est-ce que le pain ? » Si vous lui répondiez : « Le pain est une galette faite de blé moulu, humecté d’eau puis pétri », il ne saisirait pas ce qu’est le pain. Mais si vous tenez une miche et que vous lui dites : « Voici », il ne croira pas pour autant qu’il n’existe au monde de pain que celui que vous avez en main; il comprendra qu’il ne s’agit que d’une illustration. C’est pourquoi, si