c’est-à-dire en employant le verbe « ashhadu » (j’atteste) sans la nûn qui marque la majesté ou le pluriel de l’orateur.
En effet, l’un de mes frères m’a demandé de lui rédiger une préface renfermant des principes généraux qui aident à comprendre le Coran, à connaître son exégèse et ses significations, à distinguer – tant dans ce qui est transmis que dans ce qui relève de la raison – la vérité des diverses formes de fausseté, et à attirer l’attention sur la preuve décisive qui départage les avis.
Commentaire
L’auteur (1) indique par là que son ouvrage a une cause précise : la requête d’un frère qui lui a demandé d’écrire sur ce sujet. Un livre peut naître spontanément, lorsque l’auteur perçoit le besoin des gens sur un point donné et s’attelle à le traiter ; il peut aussi avoir pour motif une demande explicite de traiter un thème précis. Dans le premier cas, il est sollicité « par la situation » ; dans le second, « par la parole ».
Lorsqu’un savant voit les gens dans le besoin et rédige à ce sujet, c’est la condition même des gens qui l’appelle à leur exposer la question dans laquelle ils se trouvent, afin qu’ils en connaissent le jugement et qu’ils adorent Allah en pleine connaissance de cause. De même, il peut être interrogé sur un point particulier.
L’auteur dit : « qawâʿid kulliyya » ; qawâʿid est le pluriel de qâʿida, le fondement d’une chose. De là l’expression qawâʿid al-bayt, « les assises de la maison » : il s’agit donc des bases mêmes.