tandis que, si l’on considère le premier sous l’angle de la science, le second sous celui de la puissance et le troisième sous celui de la miséricorde, ils diffèrent.
Quant à celui qui nie que Ses noms impliquent des attributs, tout en prétendant s’en tenir au sens littéral, sa position rejoint celle des extrémistes bāṭinites qarmates qui disent : « On ne dit ni qu’Il est vivant ni qu’Il ne l’est pas », et qui écartent ainsi les deux contraires. Ces qarmates ne contestent pas un nom purement grammatical, tel un pronom ; ce qu’ils rejettent, ce sont les attributs affirmatifs que renferment les plus beaux Noms. Quiconque partage leur intention – fût-il animé d’un zèle excessif pour le sens littéral – se trouve en accord avec ces extrémistes bāṭinites, mais ce n’est pas ici le lieu d’en traiter plus longuement.
Explication
L’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – étant profondément versé dans cette science, il ne pouvait manquer de l’évoquer.
Les hommes se sont divisés à propos des Noms d’Allah, exalté soit-Il, en plusieurs groupes. Les uns les tiennent pour de simples appellations, dénuées de toute portée sémantique. D’autres considèrent qu’ils sont à la fois des noms propres et des attributs. D’autres encore affirment : « Nous ne disons pas qu’Il est vivant, ni qu’Il n’est pas vivant », niant ainsi l’une et l’autre proposition ; ce sont les bāṭinites. Leur réponse consiste à dire que la vie et la mort ne peuvent être ni niées ni affirmées que pour un être susceptible de l’une ou de l’autre, tandis qu’Allah, Très-Haut, n’est sujet ni à la vie ni à la mort ; de même, ajoutent-ils, on ne qualifie pas un mur de vivant ou de mort.
Pour leur répondre, nous disons : votre affirmation selon laquelle la vie et la mort ne