Au nom d’Allah, le Tout-Clément, le Très-Miséricordieux,
Introduction
Ô Seigneur, facilite et assiste par Ta miséricorde.
Louange à Allah ; nous implorons Son secours et Son pardon, et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre la perversité de nos âmes et les méfaits de nos actions. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer ; et celui qu’Il égare, nul ne saurait le guider.
J’atteste qu’il n’est de divinité digne d’adoration si ce n’est Allah, Seul, sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Qu’Allah prie et salue abondamment sur lui.
Commentaire
Cette formule est appelée khuṭbat al-ḥājah, « l’homélie de circonstance » que l’orateur prononce lorsqu’il souhaite exposer un besoin — qu’il s’agisse d’un mariage ou de toute autre affaire touchant à sa religion ou à sa vie d’ici-bas. C’est la raison pour laquelle on la nomme ainsi. Arrêtons-nous donc sur certaines de ses propositions.
La parole : « Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer » signifie que quiconque Allah a décrété la guidée, personne n’est capable de le détourner, pas même de le soustraire à la réussite qu’Il lui accorde.
Quant à : « et celui qu’Il égare, nul ne saurait le guider », elle veut dire que quiconque Allah a décrété l’égarement, personne ne peut le ramener à la bonne voie, qu’il soit déjà dans l’égarement et qu’une tierce personne tente ou non de l’en extraire.
Enfin, le verbe « j’atteste », alors que les verbes précédents s’emploient à la première personne du pluriel de majesté — « nous louons », « nous implorons », « nous demandons pardon » — s’explique, disent-ils, par le fait que le singulier convient mieux à l’affirmation de l’unicité : « j’atteste qu’il n’est de divinité digne d’adoration si ce n’est Allah ». Il s’agit en effet d’affirmer le tawḥîd (l’unicité) d’Allah ; il est donc plus approprié de parler au singulier.