Lorsqu’ils recevaient du Prophète – paix et bénédictions sur lui – dix versets, ils ne passaient pas aux suivants avant d’avoir compris la science qu’ils recelaient et mis celle-ci en pratique. Ils disaient : « Ainsi, nous avons appris à la fois le Coran, la connaissance et l’action. » (1) C’est pourquoi ils pouvaient mettre un long moment à mémoriser une seule sourate.
Anas rapporta : « Quand un homme récitait les sourates Al-Baqara et Âl ʿImrân, il prenait à nos yeux un rang tout à fait éminent. » (2)
Explication
Autrement dit, il devenait illustre et vénéré, car on ne les mémorisait qu’après en avoir saisi le sens. Il en résulte que celui qui connaît par cœur Al-Baqara, texte et signification, ainsi que Âl ʿImrân, texte et signification, possède déjà un vaste savoir.
Ibn ʿUmar mit plusieurs années – on dit huit ans – à mémoriser Al-Baqara ; ce fait est rapporté par Mâlik. (3) En effet, Allah – exalté soit-Il – a dit : « Un Livre que Nous t’avons révélé, béni, afin qu’ils méditent ses versets et que les gens doués d’intelligence s’en souviennent. » (Ṣād 29) ; Il dit également : « Ne méditent-ils donc pas le Coran ? » (Muḥammad 24), et : « N’ont-ils donc pas réfléchi à la Parole ? » (Les Croyants 68). Et la méditation