Ainsi, si l’interrogateur cherche seulement à identifier le référent, nous pouvons le désigner par n’importe lequel de Ses noms, pourvu que soit connu ce que ce nom désigne.
Mais si l’intention du questionneur est de comprendre l’attribut particulier que renferme le nom, il faut alors ajouter une explication allant au-delà de la simple détermination du référent ; ainsi, lorsqu’on interroge au sujet d’al-Quddûs (le Saint), as-Salâm (la Paix) ou al-Mu’min (le Garant), on sait qu’il s’agit d’Allah, mais on veut saisir la signification du fait qu’Il soit Quddûs, Salâm, Mu’min, et ainsi de suite.
Une fois cela compris, on constate que les Pieux Prédécesseurs emploient fréquemment, pour désigner le même référent, une formulation qui renvoie à son identité même, quand bien même cette expression contiendrait un attribut absent de l’autre nom. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une divergence contradictoire, comme certains le pensent.
Par ailleurs, même si l’on débat pour savoir si un énoncé général révélé à propos d’une circonstance précise doit être limité à cette circonstance ou non, aucun savant musulman n’a jamais affirmé que les formulations générales du Coran et de la sunna ne concernaient qu’une personne déterminée. Tout au plus dit-on qu’elles se restreignent à la catégorie représentée par cette personne, de sorte qu’elles s’étendent à quiconque lui ressemble, sans que leur généralité dépende uniquement du libellé. Ainsi, lorsqu’un verset lié à une cause déterminée contient un ordre ou une interdiction, il s’applique à la personne visée comme à tout autre se trouvant dans la même situation ; et lorsqu’il énonce une louange ou un blâme, il englobe cette personne ainsi que tous ceux qui se trouvent dans une condition analogue.
Quant à la formule : « Ce verset a été révélé au sujet de telle chose », elle signifie tantôt que cette chose est la cause de la révélation, tantôt qu’elle entre dans le champ du verset sans en avoir été la cause, comme lorsque l’on dit : « Cette affaire est visée par ce verset. »
Et si l’un rapporte une raison pour laquelle il a été révélé, tandis qu’un autre en évoque une autre, alors