bâillonné d’un mors de feu⦗1⦘.
Ibn Jarîr a dit : « Muḥammad b. Bashâr nous a rapporté ; Muʾammil nous a rapporté ; Sufyân nous a rapporté, d’après Abû al-Zinâd, lequel rapporte qu’Ibn ʿAbbâs a déclaré : “L’exégèse se divise en quatre catégories : une partie que les Arabes comprennent d’après leur langue ; une partie dont nul n’est excusé d’ignorer le sens ; une partie connue des savants ; et une partie que seul Allah – exalté soit Son rappel – connaît.” Allah, sublime et exalté, sait mieux.
Explication
Ces quatre catégories se détaillent ainsi :
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Une exégèse que les Arabes reconnaissent par le seul usage de leur langue ; il s’agit de mots évidents comme : kahf (caverne), ʿarsh (Trône), surur (divans), manḍûda (alignés) ou ṭalḥ (bananiers), et tout ce qui leur ressemble.
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Une exégèse dont personne n’est excusé d’ignorer le sens : c’est l’éclaircissement de ce qu’il est obligatoire de croire ou de mettre en pratique. Ainsi, pour le verset : « Acquittez la prière », il nous incombe de savoir ce qu’implique l’établissement de la prière. De même, la foi dans les messagers et ce qui s’y rattache ne souffre aucune ignorance.
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Une exégèse connue des savants : les notions de général et de particulier, d’absolu et de restreint, l’abrogeant et l’abrogé, et les règles qui en découlent. Cette science n’est pas à la portée de tout le monde et n’est pas exigée de chacun ; elle constitue une obligation collective.
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Enfin, une exégèse que seul Allah connaît. Quiconque en revendique la science ment, comme le précise certains récits, par exemple lorsqu’il s’agit de la réalité des attributs d’Allah et de leur modalité, ou de la connaissance précise de ce qu’Allah a annoncé sur le Jour dernier, le Paradis, l’Enfer et tout ce qui échappe à notre perception. Celui qui prétend posséder une telle science est certes un imposteur, car seul Allah la détient."}