qu’Il a mentionnés dans Son Livre ; Allah en détient la pleine science.) Aussi répugnait-il à parler du Livre d’Allah sans connaissance.
Explication
Il a déjà été établi que le Jour de la Résurrection aura la durée de cinquante mille ans, comme l’énonce la sourate Al-Maʿârij : « …en un Jour dont la durée est de cinquante mille ans. Endure donc d’une belle patience » (70 : 4-5). Le Messager — paix et bénédiction d’Allah sur lui — l’a confirmé dans le hadith d’Abû Hurayra, rapporté par Muslim (1), à propos de celui qui refuse d’acquitter la zakât : il sera châtié « durant un Jour dont la durée est de cinquante mille ans ». En revanche, le verset de la sourate As-Sajda : « …en un Jour dont la durée est de mille ans, selon votre mode de calcul » (32 : 5) se rapporte — et Allah sait mieux — à la vie d’ici-bas, car Allah dit encore : « Il dirige l’ordre du ciel à la terre, puis cet ordre remonte vers Lui en un Jour dont la durée est de mille ans, selon votre mode de calcul. » Quant à Sa parole : « Un jour, auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez » (22 : 47), puisqu’il s’agit d’un Jour auprès d’Allah, nous n’en connaissons pas la réalité ; Allah en détient l’entière science.
Ibn Jarîr rapporte : « Yaʿqûb b. Ibrâhîm m’a narré : Ibn ʿUlayya nous a relaté de Mahdî b. Maymûn, d’après Al-Walîd b. Muslim, que Tâliq b. Habîb se rendit auprès de Jundub b. ʿAbd Allâh et l’interrogea au sujet d’un verset du Coran. Jundub lui dit : “Je t’en conjure, si tu es musulman, lève-toi et éloigne-toi de moi” — ou, selon une autre version : “ne reste pas assis avec moi.” »
Explication
On comprend cette attitude par la piété scrupuleuse de Jundub et sa détermination à ne pas s’aventurer dans l’explication de la Parole d’Allah, exalté soit-Il. Il ne faut donc pas en conclure que, lorsqu’un homme vient demander le sens