Sharh Muqaddimat al-Tafsir li-Ibn Taymiyyah - al-UthayminIbn al-'Uthaymin

que, lorsqu’on lui pose une question, il réplique : « Ne vous interrogez pas sur des choses qui, si elles vous étaient dévoilées, vous affligeraient » (Al-Mâʾida : 101). Cela aussi relève d’une application du Coran contraire à la Volonté d’Allah.

On comprend ainsi l’erreur du récit transmis à titre laudatif au sujet d’une femme que l’on surnomme « celle qui parle par le Coran ».

Jawāhir al-adab la mentionne : c’est une femme qui ne prononce jamais un mot en dehors du Coran. On rapporte même qu’elle n’a pas parlé autrement depuis quarante ans, par crainte de trébucher et de susciter la colère du Tout-Miséricordieux. J’estime pour ma part que ce comportement est, en lui-même, un faux-pas, car il consiste à appliquer le Coran d’une façon qu’Allah n’a pas voulue.

***

Abû ʿUbayd rapporte encore : « Yazîd nous transmit, d’après Humayd, d’après Anas, que ʿUmar b. al-Khaṭṭâb récita du haut du minbar : “wa fākihatan wa abbā” et s’exclama : « Qu’est-ce que al-abb ? Quant aux fruits, nous les connaissons ; mais qu’est-ce que al-abb ? » Puis il se ravisa en disant : « Ô ʿUmar, voilà bien de la surenchère ! » »

ʿAbd b. Ḥumayd rapporte pour sa part : « Sulaymân b. Ṣurb nous transmit – Ibn Zayd nous transmit, d’après Thābit, d’après Anas – : Nous étions auprès de ʿUmar b. al-Khaṭṭâb, et l’on voyait quatre pièces rapiécées au dos de sa tunique. Il récita : “wa fākihatan wa abbā” (ʿAbasa : 31) et s’interrogea : « Qu’est-ce que al-abb ? » Puis il ajouta : « Ceci est bel et bien de l’affectation ; qu’importe que tu ne le saches pas ! » »

Explication

Dans la remarque : « … et l’on voyait quatre pièces rapiécées au dos de sa tunique », l’intérêt, au regard de la terminologie du hadith, est qu’elle atteste de la minutie du transmetteur : il a retenu l’anecdote avec tant de précision qu’il n’a pas omis de signaler les reprises du vêtement. Sur le plan éthique, le bénéfice consiste à nous faire connaître ce qu’était

إذا سئل عن شيء قال: (لا تَسْأَلوا عَنْ أَشْيَاءَ إِنْ تُبْدَ لَكُمْ تَسُؤْكُمْ) (المائدة: ١٠١) ، هذا أيضاً من تنزيل القرآن على غير ما أراد الله. ومنه نعرف خطأ ما نقل مدحاً لامرأة يسمونها المتكلمة بالقرآن. ذكرها في جواهر الأدب، امرأة لا تتكلم إلا بالقرآن، وقيل إنها منذ أربعين سنة لم تتكلم إلا بالقرآن مخافة أن تزل فيغضب عليها الرحمن، وأظن فعلها هذا زلًة لأنها بهذا تنزل القرآن على غير ما أراد الله. *** وقال أبو عبيد أيضاً: حدثنا يزيد، عن حميد عن أنس: أن عمر بن الخطاب قرأ على المنبر: (وَفَاكِهَةً وَأَبّاً) فقال: ما الأب؟ فقال: هذه الفاكهة قد عرفناها، فما الأب؟ ثم رجع إلى نفسه فقال: إن هذا لهو التكلف يا عمر! وقال عبد بن حميد: حدثنا سليمان بن صرب، قال حدثنا بن زيد، عن ثابت، عن أنس، قال: كنا عند عمر بن الخطاب، وفي ظهر قميصه أربع رقاع، فقرأ: (وَفَاكِهَةً وَأَبّاً) (عبس: ٣١) فقال: ما الأب؟ ثم قال: إن هذا لهو التكلف، فما عليك ألا تدريه؟! الشرح في قوله: ((وفي ظهر قميصه أربع رقاع)) الفائدة فيه من حيث مصطلح الحديث أنه أدل على ضبط الرواي، يعني أن الراوي قد ضبط هذه القصة أو هذه القضية بحيث إنه أدل على ضيط الراوى يعنى أن الرلوى قد ضبط هذه القصة أو هذه القضية بحي إنه لم يخف عليه ما في ثوبه من الرقاع، أما الفائدة فيها من حيث السلوك فهو أن نعرف ما كان

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