que, lorsqu’on lui pose une question, il réplique : « Ne vous interrogez pas sur des choses qui, si elles vous étaient dévoilées, vous affligeraient » (Al-Mâʾida : 101). Cela aussi relève d’une application du Coran contraire à la Volonté d’Allah.
On comprend ainsi l’erreur du récit transmis à titre laudatif au sujet d’une femme que l’on surnomme « celle qui parle par le Coran ».
Jawāhir al-adab la mentionne : c’est une femme qui ne prononce jamais un mot en dehors du Coran. On rapporte même qu’elle n’a pas parlé autrement depuis quarante ans, par crainte de trébucher et de susciter la colère du Tout-Miséricordieux. J’estime pour ma part que ce comportement est, en lui-même, un faux-pas, car il consiste à appliquer le Coran d’une façon qu’Allah n’a pas voulue.
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Abû ʿUbayd rapporte encore : « Yazîd nous transmit, d’après Humayd, d’après Anas, que ʿUmar b. al-Khaṭṭâb récita du haut du minbar : “wa fākihatan wa abbā” et s’exclama : « Qu’est-ce que al-abb ? Quant aux fruits, nous les connaissons ; mais qu’est-ce que al-abb ? » Puis il se ravisa en disant : « Ô ʿUmar, voilà bien de la surenchère ! » »
ʿAbd b. Ḥumayd rapporte pour sa part : « Sulaymân b. Ṣurb nous transmit – Ibn Zayd nous transmit, d’après Thābit, d’après Anas – : Nous étions auprès de ʿUmar b. al-Khaṭṭâb, et l’on voyait quatre pièces rapiécées au dos de sa tunique. Il récita : “wa fākihatan wa abbā” (ʿAbasa : 31) et s’interrogea : « Qu’est-ce que al-abb ? » Puis il ajouta : « Ceci est bel et bien de l’affectation ; qu’importe que tu ne le saches pas ! » »
Explication
Dans la remarque : « … et l’on voyait quatre pièces rapiécées au dos de sa tunique », l’intérêt, au regard de la terminologie du hadith, est qu’elle atteste de la minutie du transmetteur : il a retenu l’anecdote avec tant de précision qu’il n’a pas omis de signaler les reprises du vêtement. Sur le plan éthique, le bénéfice consiste à nous faire connaître ce qu’était