l’avoir voulu ? On répondra : l’expression « par Sa permission » se rattache aux mots « celui qui suit », c’est-à-dire : celui qui recherche Son agrément ne le fait que par la permission d’Allah, car l’être humain n’est autonome ni dans ses actes ni dans ses opinions ; il n’agit qu’avec la permission d’Allah.
Quant à Sa parole : « et Il les guide vers un chemin droit », il s’agit là d’un ajout d’attribut. En effet, la formule « Allah guide, par son intermédiaire, ceux qui recherchent Son agrément, vers les sentiers de la paix » a le même sens que « et Il les guide vers un chemin droit », à ceci près que l’on peut interpréter la première guidée comme la guidée d’assistance (tawfîq) et la seconde comme la guidée de l’indication (dalâla). C’est pourquoi la seconde est introduite par la préposition « vers » (ilā), alors que la première régit son complément sans préposition. Le sens est donc : quiconque a été guidé par l’islam, Allah — exalté soit-Il — accroît sa science, comme Il le dit : « Et quant à ceux qui se sont laissé guider, Il leur ajoute la guidée. » (Muḥammad 17).
Allah — Très-haut — dit encore : « Alif, Lâm, Râ. Un Livre que Nous avons fait descendre vers toi afin que, par permission de leur Seigneur, tu fasses sortir les hommes des ténèbres vers la lumière, vers le chemin du Tout-Puissant, du Digne de louange (1) — Allah, à qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. » (Ibrâhîm 1-2).
Commentaire
Ce passage ressemble au précédent mais il apporte un enseignement supplémentaire : la légitimité d’attribuer une action à sa cause apparente. L’expression « afin que tu fasses sortir » — c’est-à-dire « toi » — laisse entendre que l’acteur est le Prophète, alors qu’en réalité Celui qui fait sortir est Allah. C’est pourquoi Il ajoute « par permission de leur Seigneur », afin que l’on ne croie pas que la cause dispose d’une autonomie. Attribuer un fait à sa cause connue est donc recevable, nul ne le conteste ; la sunna et le Coran y recourent lorsque la cause est identifiée, soit