et il fut l’interprète du Coran grâce à la bénédiction de l’invocation que le Messager d’Allah ﷺ prononça pour lui : « Ô Allah, accorde-lui la compréhension de la religion et enseigne-lui l’exégèse » (1).
Ibn Jarîr a rapporté : « Muḥammad ibn Bashshâr nous a narré, disant : Wakîʿ nous a rapporté, disant : Sufyân nous a transmis d’après al-Aʿmash, d’après Muslim, qu’ʿAbd Allâh – c’est-à-dire Ibn Masʿûd – déclara : “Oui, le véritable interprète du Coran, c’est Ibn ʿAbbâs.” » Il le cite ensuite par la voie de Yaḥyâ ibn Dâwûd, d’après Isḥâq al-Azraq, d’après Sufyân, d’après al-Aʿmash, d’après Muslim ibn Ṣubayḥ Abû Ḍuḥâ, d’après Masrûq, d’après Ibn Masʿûd, qui dit : « Oui, l’exégète par excellence du Coran est Ibn ʿAbbâs. » Puis il en donne encore une autre chaîne par Bundâr, d’après Jaʿfar ibn ʿAwn, d’après al-Aʿmash, avec la même teneur. Cette chaîne jusqu’à Ibn Masʿûd est authentique : c’est donc bien lui qui a formulé cet éloge au sujet d’Ibn ʿAbbâs. Ibn Masʿûd (m. 33 H) mourut, et Ibn ʿAbbâs vécut encore trente-six années après lui ; imagine donc l’étendue des connaissances qu’il acquit durant tout ce temps !
Al-Aʿmash rapporte d’autre part d’après Abû Wāʾil : « ʿAlî confia à ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs la direction du pèlerinage. Il prononça un prêche dans lequel il récita la sourate al-Baqarah – dans une autre version, la sourate an-Nûr – puis il en donna une explication telle que, si les Byzantins, les Turcs et les Daylam l’avaient entendue, ils se seraient convertis. »
C’est pourquoi la plupart des traditions qu’Ismâʿîl ibn ʿAbd ar-Raḥmân as-Suddî l’Ancien rapporte dans son tafsîr proviennent de ces deux figures, Ibn Masʿûd et Ibn ʿAbbâs ; toutefois, il lui arrive parfois de transmettre d’eux ce qu’ils relataient des propos des