du Coran et des circonstances particulières qui l’ont accompagné, et aussi grâce à la plénitude de leur compréhension, à l’authenticité de leur science et à la rectitude de leurs œuvres, en particulier leurs savants et leurs notables : les quatre imâms que furent les califes bien guidés, ainsi que les autres chefs exemplaires, tel Abd Allâh ibn Masʿûd.
L’imâm Abû Jaʿfar Muhammad ibn Jarîr al-Tabarî rapporte : « Abû Kurayb nous a relaté, disant : Jâbir ibn Nûḥ nous a rapporté, disant : al-Aʿmash nous a rapporté d’après Abû Ḍaḥḥâ’ et Masrûq, qu’Abd Allâh – c’est-à-dire Ibn Masʿûd – a dit : “Par Celui en dehors duquel nul n’est digne d’adoration, il n’est pas un verset du Livre d’Allah dont j’ignore pour qui il a été révélé et où il a été révélé. Et si je savais qu’il existe quelqu’un, situé à une distance qu’on n’atteint qu’à dos de monture, dont la connaissance du Livre d’Allah dépasse la mienne, j’irais jusqu’à lui.” »
Explication
Ce récit atteste qu’il est recommandé de voyager pour rechercher le savoir. Ibn Masʿûd – qu’Allah l’agrée – n’avait pas l’intention de s’enorgueillir ni de se complimenter ; il voulait plutôt inciter les gens à apprendre le Livre d’Allah et à en demander l’exégèse à ses spécialistes, et peut-être aussi les encourager à recevoir de lui l’interprétation de la parole d’Allah.
Al-Aʿmash rapporte également d’après Abû Wâʾil, d’après Ibn Masʿûd : « Lorsqu’un homme parmi nous avait appris dix versets, il ne passait pas aux suivants avant d’en connaître le sens et de les mettre en pratique. »
Parmi ces Compagnons se trouve encore le savant « océan » Abd Allâh ibn ʿAbbâs, le cousin du Messager d’Allah ﷺ.
Explication
Le surnom al-baḥr (« la mer ») renvoie à l’immensité de son savoir, et al-ḥabr signifie également l’ampleur de la science, car al-ḥabr tout comme al-baḥr désigne ce qui est vaste. On peut prononcer al-ḥabr ou al-ḥibr, tous deux avec la voyelle kasra sur le ḥa.