Sharh Muqaddimat al-Tafsir li-Ibn Taymiyyah - al-UthayminIbn al-'Uthaymin

la Sunna devait être reléguée au second rang, et ils ont également cru que la parole : « j’exercerai mon ijtihâd » signifiait : « je jugerai selon mon opinion personnelle », ce qui est inexact.

Si quelqu’un demande : la Sunna peut-elle abroger le Coran ? Nous répondons : lorsqu’un hadith est authentique, il peut effectivement abroger un verset coranique, mais aucun exemple parfaitement valable n’en atteste.

Ainsi, invoquer la parole du Prophète ﷺ : « Il n’y a pas de testament (waṣiyya) au profit d’un héritier » (1) est une méprise, car le Messager d’Allah ﷺ a également dit : « Allah a attribué à chacun son droit » (2). Par ce second hadith, il ne fait qu’exposer la norme abrogatrice : en d’autres termes, les parts héréditaires fixées (farâʾiḍ) vous dispensent désormais de la recommandation testamentaire.

Même si l’on consentait à pousser l’argument plus loin, ce hadith n’abroge pas le verset ; supposons même que le Prophète se soit borné à dire : « pas de testament pour l’héritier », cela n’annulerait pas la Parole divine : « Il vous est prescrit, lorsque la mort se présente à l’un d’entre vous, s’il laisse un bien, de faire un testament en faveur des parents et des proches » (Coran 2 : 180). Il s’agit là d’une restriction (taḫṣîṣ) et non d’une abrogation, car les « proches » ne sont pas les héritiers, et la recommandation testamentaire subsiste à leur égard. C’est donc une spécification ; en somme, quel que soit l’angle sous lequel on l’examine, cet exemple ne tient pas.

Par conséquent, si tu ne trouves pas l’explication d’un verset ni dans le Coran ni dans la Sunna, reporte-toi alors aux propos des Compagnons, car ils en avaient la compréhension la plus sûre, ayant été témoins de

(1) Rapporté par al-Boukhari, dans le Livre des testaments, chapitre : « Pas de testament en faveur d’un héritier », sans numéro. (2) Rapporté par Abou Dawoud, dans le Livre des transactions commerciales, chapitre : « De la garantie due pour le borgne », no 3565 ; par at-Tirmidhi, dans le Livre des testaments, chapitre : « Ce qui a été rapporté au sujet de l’absence de testament en faveur d’un héritier », no 2120 ; et par Ibn Majah, dans le Livre des testaments, chapitre : « Pas de testament en faveur d’un héritier », no 2713.
تكون السنة في مرتبة متأخرة عنه، وظنوا أيضاً أن قوله: ((أجتهد رأيي)) يعنى: أحكم بالرأي وليس كذلك. وإذا سأل سائل: هل السنة تنسخ القرآن؟ فالجواب: أننا نقول إذا صحت نسخت القرآن، لكن ليس لهذا مثال سليم. وأما قول النبي صلي الله عليه وسلم: ((لا وصية لوارث)) (١) فهذا المثال خطا؛ لأن الرسول ﵊ قال: ((إن الله أعطى كل ذي حق حقه)) (٢) ، فبين في هذا الحديث الناسخ فقط، يعني كأنه يقول الآن الفرائض كفتكم الوصية. ثم لو تنزلنا تنزيلاً كاملاً فهذا الحديث لم ينسخ الآية، ولو فرضنا أن الرسول قال لا وصية لوارث فقط فما نسخ الآية، لأن الآية في ذلك تقول: (كُتِبَ عَلَيْكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ إِنْ تَرَكَ خَيْراً الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالْأَقْرَبِينَ) (البقرة: ١٨٠) ، وهذا تخصيص وليس نسخاً؛ لأن الأقربين غير الوارثين الوصية باقية فيهم. فهو تخصيص، يعني لو تنزلنا تنزلاً كاملاً مع هؤلاء فليس هذا بنسخ ولكنه تخصيص، والمهم أن هذا المثال لا يصح علي أي تقدير. * * * وحينئذ إذا لم تجد التفسير في القرآن ولا في السنة رجعت في ذلك إلى أقوال الصحابة فإنهم أدري بذلك لما شاهدوه من
(١) رواه البخاري، كتاب الوصايا باب لا وصية لوارث، بدون رقم. (٢) رواه ابو داود، كتاب البيوع، باب في تضمين العور، (٣٥٦٥) ، والترمذي: كتاب الوصايا باب ما جاء لا وصية لوارث، (٢١٢٠) ، وابن ماجه، كتاب الوصايا باب لا وصية لوارث، (٢٧١٣) .

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