En réalité, tout croyant est un allié (walî) d’Allah et de Son Messager. Allah – Exalté soit-Il – dit : « Allah est le Protecteur de ceux qui ont la foi » (Al-Baqarah, 257). Quant au Messager — paix et bénédictions d’Allah sur lui —, il déclare : « Je suis plus proche de chaque croyant que lui-même » (1). Voilà la véritable walâya. Il ne fait aucun doute que ʿAlî ibn Abî Tâlib bénéficie de cette promesse au même titre que les autres croyants : il fait partie de ceux qui accomplissent la prière, s’acquittent de la zakât, s’inclinent et se prosternent. Toutefois, on ne saurait prétendre que ce verset lui est réservé à l’exclusion des autres. ʿAlî – qu’Allah l’agrée – y est inclus, tout comme Abû Bakr, ʿUmar, ʿUthmân, Ibn Masʿûd, Ibn ʿAbbâs, Khâlid ibn al-Walîd et l’ensemble des Compagnons.
S’agissant d’al-Zubayr ibn al-ʿAwwâm, le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit à son sujet : « Chaque prophète a un disciple ; mon disciple, c’est al-Zubayr » (2). Malgré cela, ils prétendent qu’al-Zubayr fait partie des chefs de l’impiété. Or, s’il était réellement l’un des chefs de l’impiété alors qu’il est le disciple du Messager d’Allah, que penser de ceux que le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — compte parmi ses plus proches compagnons ? Serait-il concevable que ses intimes soient des chefs de l’impiété ? Un homme dont les compagnons privilégiés seraient des chefs de l’impiété ne pourrait être différent d’eux, que ce soit par nécessité logique ou par simple fréquentation. C’est pourquoi il est rapporté dans le hadith – bien que sa chaîne mérite examen – : « L’homme adopte la religion de son intime ; que chacun de vous regarde donc à qui il se lie » (3).