et néanmoins Allah, exalté soit-Il, y retient cette mer de sorte qu’elle ne déborde pas. « Ne pas transgresser » signifie : ne pas submerger la terre ferme.
D’autres avancent que cet isthme est une frontière imperceptible entre l’océan qui enserre le globe et les autres mers, lesquelles ne sont, en comparaison, que des golfes. Entre elles existe un isthme, affirment-ils, perceptible au fait que certains poissons vivent dans l’une et non dans l’autre – ou l’inverse. Cela prouve qu’elles sont différentes bien qu’elles se touchent ; il y a donc bien un isthme entre elles.
Voici donc trois explications possibles. Aucun savant – ni des premières générations ni des suivantes – n’a jamais prétendu qu’il s’agissait de Fâtima et de ʿAlî ibn Abî Tâlib ; voilà l’une des fables des Râfiḍa, qu’Allah nous en préserve.
« Nous avons tout énuméré dans un registre explicite » (Yâ Sîn, 12) : disent-ils, ce verset viserait ʿAlî ibn Abî Tâlib.
Commentaire
Quel rapport avec la formulation coranique ? « Nous avons tout énuméré dans un registre explicite » signifie : dans un livre auquel l’homme se réfère, qu’il consulte, où il voit et constate ses actes. Où donc est mentionné ʿAlî ibn Abî Tâlib ? Pourtant, ils affirment : « ʿAlî est imâm, explicite, éloquent, manifeste la vérité ; tout ce qu’Allah a recensé se trouve dans cet homme. » Selon eux, « Nous avons tout énuméré dans un registre explicite » prouverait qu’ʿAlî ibn Abî Tâlib connaît l’invisible, puisqu’ils disent : « Tout a été recensé, et où cela se trouve-t-il ? Dans cet imâm », c’est-à-dire contenu en lui. Ils soutiennent donc qu’ʿAlî ibn Abî Tâlib possède le savoir de l’invisible et du visible à l’égal d’Allah ; ainsi, tout ce que