Commentaire
Cela n’a aucune consistance. Le Très-Haut dit : « S’ils rompent leurs serments après avoir conclu leur pacte et s’attaquent à votre religion, combattez les chefs de la mécréance » (At-Tawba, 12). Ce verset concerne les gens liés par un traité que le Messager – paix et salut sur lui – avait conclu avec eux ; par analogie, la même règle s’étend aux autres. La Parole divine ne vise donc nullement ce que veulent lui faire dire ces falsificateurs – qu’Allah nous en préserve. Mais ils ne se soucient de rien et n’ont honte ni devant Allah, ni devant Ses serviteurs, ni devant quiconque.
Quant à la parole : « Il a laissé confluer les deux mers » (Ar-Rahmân, 19), ils prétendent qu’il s’agit de ʿAlî et Fâtima ; et « des deux sortent la perle et le corail » (Ar-Rahmân, 22) qu’il s’agit d’al-Hasan et al-Husayn.
Commentaire
« Il a laissé confluer les deux mers (19), entre elles se dresse un isthme qu’elles ne franchissent pas (20). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (21) Des deux sortent la perle et le corail » (Ar-Rahmân). Or, s’il existe entre les deux mers un isthme qu’elles ne dépassent pas, y aurait-il donc entre ʿAlî et Fâtima un tel isthme ? Pure niaiserie ! Comme l’a dit le shaykh – qu’Allah lui fasse miséricorde –, le savant ne peut qu’être stupéfait d’un tel mélange d’ignorance et de mauvaise foi. Leurs exégèses réunissent ainsi deux calamités : la mauvaise compréhension et la malveillance de l’intention.
Les « deux mers » désignent, selon les savants, l’eau salée et l’eau douce. Quant à l’isthme qui les sépare, certains affirment qu’il s’agit de ce que l’on observe à l’embouchure d’un fleuve : le cours d’eau, arrivant avec force, forme comme un barrage et ne se mélange pas tout de suite à la mer. D’autres estiment que l’isthme est la bande de terre ferme qui les sépare, et que cela relève de la toute-puissance d’Allah, car la Terre est sphérique et