tu associes ces trois-là dans le califat, autrement dit : si tu les établis comme califes, toutes tes œuvres seront annulées. Par cette assertion, ils ont donc altéré le Coran de la pire des manières – qu’Allah nous en préserve.
« Allah vous ordonne d’immoler une vache » (Al-Baqara, 67) représenterait, selon leur prétention, ʿÂʾisha.
Commentaire
Qu’Allah les anéantisse ! Ces paroles furent pourtant adressées par Moïse à son peuple ; malgré cela, ils osent soutenir que le verset vise ʿÂʾisha et qu’Allah nous a ordonné de l’égorger. À mes yeux, quiconque lit de telles exégèses ne peut douter de leur mécréance – qu’Allah nous en préserve – ni du fait qu’ils n’ont aucune pudeur devant Allah ni devant Ses serviteurs. « Lorsque Moïse dit à son peuple : “Allah vous ordonne d’immoler une vache” » (Al-Baqara, 67) : quel rapport ʿÂʾisha a-t-elle donc avec Moïse pour que la Parole du Souverain des mondes soit détournée ainsi ?
Voilà la position des râfidites anciens, et des plus récents également, car ils les suivent et polémiquent en leur faveur.
Il est dès lors inexact de prétendre que les premiers râfidites reconnaissaient l’imâma d’Abu Bakr et ʿUmar. J’ai entendu de certains d’entre eux – certes pas de tous – une chose stupéfiante : Abu Bakr est mécréant, ʿUmar mécréant, ʿUthmân mécréant, et même ʿAlî mécréant ; les trois premiers, disent-ils, parce qu’ils furent injustes, et le quatrième, ʿAlî, parce qu’il ne défendit pas la vérité et se soumit au faux, méritant selon eux la mécréance pour avoir agréé le faux.
Quant au verset : « Combattez les chefs de la mécréance » (At-Tawba, 12), ils prétendent qu’il viserait Talha et az-Zubayr.