Quant à la preuve révélée, Allah lui a envoyé des messagers, lui a clairement distingué la vérité de l’erreur et a établi contre lui l’argument irréfutable : « des messagers annonciateurs et avertisseurs, afin qu’après la venue des messagers les gens n’aient plus d’argument à opposer à Allah » (an-Nisâʾ, 4 : 165).
L’injustice véritable serait qu’Il te dise : « Fais-le », que tu le fasses, puis qu’Il te punisse. En revanche, s’Il te dit : « Ne le fais pas », que tu passes outre et qu’Il te châtie, cela n’est nullement une injustice. Si un homme disait à son fils : « Ne fais pas cela », et que l’enfant le fasse malgré tout puis soit sanctionné, tout le monde verrait dans cette punition une mesure équitable, destinée à redresser l’enfant. Vois donc leur travestissement de la vérité — qu’Allah nous en préserve —, leurs arguties et la fausseté de leur position.
Ils ajoutent encore : « Allah ne veut que ce qu’Il ordonne. » Ils réduisent ainsi la volonté divine au seul ordre légal. C’est manifestement faux : si l’on affirmait qu’Il ne veut que ce qu’Il a prescrit, la plupart des hommes agiraient donc contre Sa volonté, car neuf cent quatre-vingt-dix-neuf sur mille n’exécutent pas l’ordre légal d’Allah. Il ne fait aucun doute qu’il existe une différence entre la satisfaction qui suit l’ordre et la volonté universelle qui englobe aussi bien ce qu’Il a commandé que ce qu’Il n’a pas commandé.
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Les chiites tardifs, tels qu’al-Mufîd, Abû Jaʿfar at-Tûsî et consorts, les ont rejoints dans cette idée.
Commentaire
Ici, le shaykh — qu’Allah lui fasse miséricorde — emploie le terme « chiites », alors qu’auparavant il parlait des « râfidites ». Ils se disent partisans de ʿAlî ibn Abî Tâlib ; toutefois, ils restent des râfidites.