de lui ; et plus l’homme connaît Allah et Sa Loi, plus il chérit Son Livre. On le voit constamment réfléchir et méditer sur le Coran, qu’il soit assis dans un cercle d’étude, qu’il marche ou qu’il se trouve n’importe où ; jamais il ne s’en rassasie.
De même : « quiconque s’y conforme s’exprime avec véracité », car il a prononcé la parole la plus véridique qui soit. Ainsi, si quelqu’un déclare : « Le mécréant sera dans le Feu de la Géhenne », il dit vrai, parce qu’il rapporte ce qu’enseigne le Coran.
« Quiconque agit selon lui est rétribué » signifie qu’il sera récompensé pour son action.
« Quiconque juge d’après lui rend la justice » : tout verdict fondé sur le Coran est juste, qu’il s’agisse de trancher un litige entre deux personnes ou d’énoncer une règle générale. Celui qui affirme, par exemple, que la charogne est interdite rend un jugement équitable ; de même, celui qui dit qu’il faut être juste entre ses épouses rend un jugement équitable, puisque ces prescriptions se trouvent dans le Coran. Et celui qui invoque ce verset : « Si l’on vous agresse, ripostez donc avec une agression équivalente à celle que l’on vous a faite » (2 : 194) a jugé avec équité.
Il ajoute : « quiconque y appelle est guidé vers un chemin droit », c’est-à-dire qu’Allah le dirige. Dès lors qu’une personne convie les autres au Coran, elle est guidée vers la voie droite ; mais si elle invite à ses passions et déforme le Coran pour les servir, elle s’égare. C’est pourquoi il est dit : « quiconque cherche la guidée ailleurs qu’en lui, Allah l’égarera ».
« Quant à celui qui, par tyrannie, l’abandonne, Allah le brisera. » Le verbe qasama signifie à l’origine « briser le dos ». On pourrait objecter que l’on voit aujourd’hui des despotes qui se détournent du Coran sans être brisés. Nous répondons que cette rupture peut se produire ici-bas ou dans l’au-delà ; s’il y échappe dans ce monde, elle ne l’épargnera pas dans l’au-delà.