Ainsi, si le philosophe prétend : « Dieu est un être existant ; Il est à la fois intellect agent, intelligible et intellect ; Il est amant, aimé et amour ; Il est délectable, jouissant et délectation ; tout cela n’est qu’une seule et même réalité ; tel est tel autre attribut, et l’attribut est identique à l’Essence ; affirmer ces points n’implique nullement la corporéité », alors tous ceux qui affirment les attributs révélés peuvent soutenir la même chose – et même des formulations encore plus conformes à la raison.
Aussi, lorsqu’une personne nie l’un des attributs rapportés par le Législateur et prétend que sa négation est dictée par la raison, il se trouvera toujours, en face d’elle, quelqu’un qui affirme cet attribut et qui avancera un argument plus rationnel que le sien.
Voici une synthèse dont, si Allah le veut, nous donnerons plus loin le détail : quiconque affirme ce que le Messager a affirmé et rejette ce qu’il a rejeté est le mieux fondé à revendiquer l’adhésion de la raison explicite, tout comme il est le mieux fondé à se réclamer de la transmission authentique. Celui, en revanche, qui contredit la transmission sûre contredit par là même la raison patente, et mérite davantage encore la parole qu’Allah dit de lui : « Ils diront : “Si seulement nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les hôtes de la Fournaise.” » ⦗Tabārak : 10⦘.
[Les prophètes n’ont pas appelé à la méthode des accidents]
S’il est objecté : « Les prophètes n’ont pas invité les gens à reconnaître le Créateur par cette méthode – celle des accidents, de leur survenue et de leur inhérence aux corps, ni par le principe voulant que ce qui implique le contingent soit lui-même contingent. »
[Au sujet de cette contestation, il existe deux positions : première position]
Pour ceux qui discutent cette affirmation, deux positions se dégagent. La première consiste à rejeter cette prémisse.
Il est en effet notoire que nombre de négateurs soutiennent que cette méthode est celle d’Ibrâhîm l’Ami intime : il aurait argumenté de la contingence des étoiles, du soleil et de la lune par leur occultation ; l’occultation est un mouvement, le mouvement est un changement ; il s’ensuivait donc