ne dépend pas des spéculations rationnelles qui lui sont opposées; de nombreuses autorités – tels Abou Hâmid, ach-Chahrastânî, Abou-l-Qâsim ar-Râghib et d’autres – affirment que la connaissance du Créateur est innée et évidente. Al-Râzî, al-Âmidî et d’autres théoriciens reconnaissent, eux aussi, que cette connaissance peut s’imposer d’elle-même; dès lors, la certitude que le Créateur est tout-puissant est du même ordre d’évidence, et la certitude quant à la véracité du Messager, lorsque se manifestent des miracles qui mettent les créatures au défi de les égaler et face auxquels elles demeurent impuissantes, ressortit également à l’évidence. Or il est notoire que les textes révélés abondent en preuves établissant l’existence du Créateur, Sa puissance et l’authenticité de Son Messager; l’on n’y trouve rien qui contredise ces principes rationnels par lesquels la Révélation est reconnue; bien au contraire, ce que l’on trouve dans la Révélation