la connaissance de la Révélation ; quant à ce qui s’y oppose, cela la contredit et lui est radicalement contraire.
Un homme doué de raison pourrait-il prétendre qu’à l’existence d’un élément inséparable d’une chose doive nécessairement correspondre celle de ce qui la nie et la contredit ?
Or, l’auteur d’une telle affirmation range tous les raisonnements intellectuels dans une même catégorie, uniformément valables ou uniformément viciés. Il est pourtant manifeste que la Révélation n’implique la validité que d’une partie d’entre eux – ceux qui lui sont indissociables –, non de ceux qui la contredisent. Tous s’accordent, en effet, à reconnaître que, parmi ce que l’on nomme « données rationnelles », il y a du vrai et du faux. Ce qui constitue une condition de la connaissance de la Révélation et en est le moyen nécessaire lui est donc conjoint ; il en va tout autrement de ce qui lui est opposé : il est impossible que la même chose soit à la fois condition de l’authenticité du message transmis et, dans le même temps, lui soit contradictoire, car un concomitant ne saurait être un contradicteur. Il est ainsi établi que préférer la Révélation à ce que l’on appelle, de façon générale, « intelligible » ne revient en rien à entamer son fondement.
Ces trois considérations montrent la fausseté des trois prémisses sur lesquelles ils ont bâti la primauté de leurs opinions sur la parole d’Allah et de Son Messager.
[Objection : « Nous faisons prévaloir, sur la Révélation, les jugements rationnels grâce auxquels nous avons établi son authenticité. » – Réfutation en plusieurs points. Premier point.]
Objection :
« Nous faisons prévaloir sur la Révélation les jugements rationnels grâce auxquels nous avons établi son authenticité. »
Réfutation en plusieurs points.
Premier point :
S’il est allégué : « Nous ne faisons primer sur la Révélation que les jugements rationnels grâce auxquels nous avons acquis la certitude de son authenticité », nous répondrons :
Nous montrerons, si Allah le veut, qu’aucun des jugements rationnels contredisant la Révélation n’appartient à ceux dont elle dépend. Par conséquent, tout ce qui s’oppose à la Révélation – fût-il qualifié de « rationnel » – n’est pas un fondement de celle-ci, et la connaissance de son authenticité ne repose pas sur lui ; critiquer un tel raisonnement ne constitue donc pas une atteinte portée au fondement même de la Révélation.
[Deuxième point]
Deuxième point :
La plupart des gens reconnaissent que la connaissance du Créateur et la certitude quant à la véracité du Messager ne dépendent nullement des spéculations intellectuelles contraires à la Révélation que certains érigent en condition nécessaire. Les promoteurs de ce principe – tels Abou Hâmid, al-Râzî et d’autres – concèdent eux-mêmes que la connaissance de la véracité prophétique