Darʾ Taʿâroud al-ʿAql wa-n-NaqlIbn Taimiya

On ne peut opposer à cela qu’une seule réplique : « La preuve scripturaire n’atteint jamais le degré de certitude. » Or, bien que cette assertion soit erronée, elle ne sert à rien ; car, dans l’hypothèse envisagée, c’est en vertu de sa certitude que la preuve catégorique doit l’emporter, et non parce qu’elle serait le fondement même de la Révélation. Ceux qui soutiennent le contraire fondent en effet leur préférence sur l’idée que la raison constituerait la source première du donné révélé ; conception fallacieuse, comme nous le montrerons, si Allah le veut.

Si jamais une preuve certaine se trouvait en conflit avec une preuve conjecturale, aucun esprit raisonnable ne disputerait la primauté de la preuve certaine. Mais affirmer qu’aucune donnée scripturaire ne puisse être certaine relève d’une entreprise plus ardue que de dépouiller le qatad, cet arbuste couvert d’épines.

Par ailleurs, tout le monde s’accorde à reconnaître que nombre des enseignements apportés par le Messager relèvent, dans sa religion, de l’évidence intuitive : l’obligation des actes de culte, l’interdiction des turpitudes et de l’injustice, l’affirmation de l’unicité du Créateur, l’établissement de la résurrection, et bien d’autres encore.

Supposons donc qu’un objecteur dise : « Si une preuve rationnelle certaine venait contredire ces vérités, il faudrait nécessairement départager les deux. Si l’on retient la preuve scripturaire, on porterait atteinte à son propre fondement ; mais si l’on retient la preuve rationnelle, on démentirait le Messager dans ce qu’il est confirmé, de façon évidente, qu’il a apporté ; et cela constitue une mécréance manifeste. » Ils se voient donc contraints de fournir une réponse, laquelle est la suivante : il est impossible qu’une preuve rationnelle certaine entre en opposition avec ces données.

Il apparaît ainsi que tout ce qui repose sur une preuve scripturaire catégorique ne saurait jamais être contredit par une preuve rationnelle tout aussi catégorique.

Nombreux sont pourtant ceux qui s’embarrassent de ce genre d’erreur : ils élaborent des hypothèses dont découlent ensuite des conséquences

ولا جواب عن هذا، إلا أن يقال: الدليل السمعي لا يكون قطعاً وحينئذ فقال: هذا ـ مع كونه باطلاً ـ فإنه لا ينفع، فإنه علي هذا التقدير يجب تقديم القطعي لكونه قطعياً، لا لكونه أصلاً للسمع، وهؤلاء جعلوا عمدتهم في التقديم كون العقل هو الأصل للسمع، وهذا باطل، كما سيأتي بيانه إن شاء الله. وإذا قدر أن يتعارض قطعي وظني، لم ينازع عاقل في تقديم القطعي، لكن كون السمعي لا يكون قطعياً دونه خرط القتاد. وأيضاً، فإن الناس متفقون علي أن كثيراً مما جاء به الرسول معلوم بالاضطرار من دينه، كإيجاب العبادات وتحريم الفواحش والظلم، وتوحيد الصانع وإثبات المعاد وغير ذلك. وحينئذ فلو قال قائل: إذا قام الدليل العقلي القطعي علي مناقضة هذا فلا بد من تقديم أحدهما: فلو قدم هذا السمعي قدح في أصله، وإن قدم العقلي لزم تكذيب الرسول فيما علم بالاضطرار أنه جاء به، وهذا هو الكفر الصريح، فلا بد لهم من جواب عن هذا والجواب عنه أنه يمتنع أن يقوم عقلي قطعي يناقض هذا. فتبين أن كل ما قام عليه دليل قطعي سمعي يمتنع أن يعارضه قطعي عقلي. ومثل هذا الغلط يقع فيه كثير من الناس، يقدرون تقديراً يلزم منه لوازم،

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies