c’est, affirment-ils, la parole des Pieux Prédécesseurs et des imâms ; c’est là le fondement même de la religion qu’il incombe de croire, soit à titre individuel, soit à titre collectif. Entre aussi dans cette dénonciation celui qui dissimule ce qu’il détient du Livre et de la Sunna de peur que son contradicteur n’en fasse une preuve à l’appui de la vérité qu’il expose. De telles pratiques pullulent, de façon générale, chez les gens des passions — tels les râfiḍa (chiites extrémistes), les jahmites et leurs semblables parmi les partisans des passions et du kalâm (théologie spéculative) —, et, plus particulièrement, chez nombre de ceux qui se réclament du fiqh tout en étant, ne fût-ce qu’en partie, affectés par l’esprit des passions.
Les points évoqués dans cette réponse sont développés ailleurs de manière détaillée.
Fin de la réponse à la question ; Allah sait mieux.
[Retour à la discussion du principe de l’interprétation]
Le propos, ici, est d’examiner l’énoncé suivant : « Lorsque les preuves scripturaires et rationnelles se contredisent… », comme il a été rappelé plus haut.
[Réponse globale]
L’analyse de cette formule repose sur la mise en lumière des confusions que recèle son introduction, car celle-ci se fonde sur trois prémisses :
- l’affirmation qu’il existe effectivement une contradiction entre elles ;
- la prétention que la classification ne dépasse pas les quatre catégories qu’il a énumérées ;
- l’invalidation des trois premières catégories.
Or ces trois prémisses sont fausses.