sont certes dans une opposition profonde. » [Al-Baqarah : 19]
« Les gens du Livre ne divergèrent qu’après que la science leur fut parvenue, par esprit d’injustice entre eux. » [Âl ‘Imrân : 19]
« Puis ils se sont morcelés en factions, chaque parti se complaisant dans ce qu’il détient. » [Al-Mu’minûn : 53]
Nous avons déjà signalé la source de l’égarement que recèle cette question et d’autres semblables : ces expressions équivoques, globales et innovées, qu’il s’agisse d’une innovation touchant le terme même et sa signification, ou de l’usage de ce terme pour désigner telle ou telle idée. Il en va ainsi de l’expression « fondements de la religion » ; chaque groupe y a introduit, parmi les questions et les arguments, tout ce qu’il croyait constituer les fondements de SA religion, même si cela ne figure pas parmi les fondements de la religion qu’Allah a révélée par Ses messagers et Ses Livres, comme nous l’avons exposé. Or, dès lors que l’on interdit d’employer pareilles locutions globales et innovées, que ce soit pour affirmer ou pour nier, et que l’on exige au contraire précision et éclaircissement, la voie droite apparaît avec évidence.
Il ressort de là que le Législateur — paix et salut sur lui — a, par des textes qui ôtent toute excuse, explicité tout ce qui protège des périls. Allah — Exalté soit-Il — dit : « Allah n’égare point un peuple, après l’avoir guidé, avant de leur avoir clairement montré ce qu’ils doivent craindre. » [At-Tawba : 115] ; et : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait et agréé pour vous l’islam comme religion. » [Al-Mâʾidah : 3] ; et : « Afin que les hommes n’aient, contre Allah, aucun argument après les messagers. » [An-Nisâʾ : 165] ; et : « Le messager n’a pour charge que de transmettre clairement. » [An-Nûr : 54] ; et Il dit :