les ordres et les interdits. Les qadarites en sont même venus à soutenir que cette « contrainte » les rend caducs d’une façon absolue, tandis qu’un groupe de jabrites a prétendu qu’elle est incompatible avec la beauté ou la laideur de l’acte ; ils s’en sont servi pour nier la bonté et la laideur inhérentes à l’action, pourtant reconnues par la raison.
Or il est évident que cette prétendue incompatibilité n’existe pas davantage que si l’on affirmait qu’un acte, parce qu’il convient à son auteur et lui est bénéfique – ou, au contraire, lui nuit et lui est préjudiciable –, contredirait pour autant les ordres et les interdits.
Il est également clair que la notion qu’ils ont nommée « contrainte » n’empêche nullement qu’un acte soit profitable ou nuisible, utile ou corrupteur, source de plaisir ou source de douleur.
On sait donc qu’elle n’exclut pas la bonté ni la laideur de l’action, pas plus qu’elle n’annule ce qui vient d’être mentionné, que cette bonté soit connue par la raison, attestée par la révélation, ou que la révélation l’établisse plutôt qu’elle ne la révèle.
Quant à la question du demandeur :
[Réponse à la sixième question]
« Quelle sagesse y a-t-il à ce que le Législateur n’ait pas laissé un texte mettant infailliblement à l’abri des écueils, alors qu’il tenait tant à guider sa communauté ? »
Nous répondons : cette question repose sur le même principe corrompu déjà signalé : se détourner du Livre et de la sunna pour chercher la guidée dans les propos de factions qui s’opposent mutuellement, tantôt niant, tantôt affirmant des formulations globales et équivoques, au sujet desquelles Allah — Exalté soit-Il — a dit : « … »