Il me dit :
« Ibn Rajâ’ doit demander pardon à son Seigneur pour avoir affirmé : “Il a contraint les serviteurs.” »
Je demandai alors à Abû ‘Abd Allâh :
« Quelle est la réponse correcte dans cette question ? » Il récita :
« Il égare qui Il veut et Il guide qui Il veut » (An-Nahl, 16 : 93).
Al-Marwazî rapporte à ce propos qu’il entendit Abû ‘Abd Allâh blâmer aussi bien celui qui avait dit : « Il ne les a pas contraints » que celui qui avait rétorqué : « Il les a contraints ». Il déclara alors :
« Chaque fois qu’un homme introduit une innovation, les gens se sentent obligés d’élargir la controverse pour y répondre. »
Il ajouta :
« Que celui qui leur a répliqué par une nouveauté implore le pardon de son Seigneur. J’ai également désapprouvé celui qui a répondu par des paroles de dialectique, sans qu’aucun Imâm ne l’ait précédé sur ce terrain. »
Al-Marwazî poursuit :
« Peu après, Aḥmad b. ‘Alî arriva d’‘Ukbarâ, accompagné de quelques shaykhs et d’une lettre des gens de cette ville. Je le fis entrer auprès d’Abû ‘Abd Allâh.
Il dit alors : “Ô Abû ‘Abd Allâh, voici le livre ; remets-le à Abû Bakr pour qu’il le détruise, et moi, je monterai sur la chaire d’‘Ukbarâ pour demander pardon à Allah, le Très-Haut.”
Abû ‘Abd Allâh me dit : “Ils doivent accepter cela de sa part.” Ils le lui rendirent donc.
Nous avons traité cette question plus en détail ailleurs, en y réfutant le principe corrupteur auquel se sont accrochés plusieurs groupes : ils s’imaginent en effet que l’affirmation du sens véritable — qu’ils appellent « contrainte » — contredit