Al-Khallâl rapporte :
Al-Marwazî nous a transmis : « J’ai dit à Abû ‘Abd Allâh : “Un homme prétend que Dieu contraint les serviteurs.” » Il répondit : « Nous ne nous exprimons pas ainsi », puis il réprouva cette parole et récita :
« Il égare qui Il veut et Il guide qui Il veut » (An-Nahl, 16 : 93).
Al-Marwazî ajouta : « ‘Abd al-Wahhâb m’a écrit au sujet de Ḥasan b. Khalf al-‘Ukbarî, précisant qu’il se refuse à l’héritage de son père. Alors un qadari déclara : “Dieu n’a pas contraint les serviteurs à commettre les désobéissances.” Aḥmad b. Rajâ’ lui répliqua : “Dieu a bel et bien contraint les serviteurs à ce qu’Il veut”, voulant ainsi affirmer la réalité du décret (al-qadar). »
Par la suite, Aḥmad b. ‘Alî rédigea un écrit pour défendre cette thèse. Je le présentai à Abû ‘Abd Allâh et l’informai de l’affaire. Il s’exclama : « Et il se met à écrire un livre ! » Puis il désapprouva les deux positions : celle d’Ibn Rajâ’ qui disait : « Il a contraint les serviteurs », et celle du qadari qui affirmait : « Il ne les a pas contraints. » Il blâma également Aḥmad b. ‘Alî pour la rédaction de cet écrit et ordonna qu’on le boycotte pour cette raison.