« Craignez Allah autant que vous le pouvez » (Sourate at-Taghâbun, v. 16),
ainsi que Sa parole :
« Quant à ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres, Nous n’imposons à aucune âme que ce qu’elle peut porter » (Sourate al-Aʿrâf, v. 42),
et d’autres versets du même ordre. Les personnes négligentes et transgressives dans les fondements de la foi qui se trouvent incapables d’écouter ce qui a été révélé au Messager entrent donc dans cette catégorie.
[Divergence au sujet d’un ordre qu’Allah sait ne jamais advenir]
Ils ont également divergé au sujet d’un commandement dont Allah sait – et a même annoncé – qu’il ne se réalisera pas. Certains prétendent qu’une telle chose n’est pas à la portée de l’homme ; à l’instar des extrémistes parmi les Qadarites, ils refusent que la science, la parole ou l’écriture divines puissent précéder un événement dont il est certain qu’il ne se produira pas. Les deux partis conviennent en effet que le contraire de ce qui est su ne saurait être possible ni réalisable.
La majorité des savants les ont contredits et ont rétorqué : cette position est réfutée par la Toute-Puissance d’Allah, exalté soit-Il, car Il a affirmé Sa capacité sur des choses qu’Il n’accomplit pourtant pas, comme dans Ses paroles :
« Oui, Nous sommes certes capables même de remettre parfaitement en place ses phalanges » (Sourate al-Qiyâma, v. 4) ;
« Et Nous sommes assurément capables de le retirer » (Sourate al-Muʾminûn, v. 18) ;
« Dis : Il est certes capable de déchaîner contre vous un châtiment venu d’en haut ou de dessous vos pieds » (Sourate al-Anʿâm, v. 65) ;
« Et si ton Seigneur l’avait voulu, Il aurait fait des hommes une seule communauté » (Sourate Hûd, v. 118).
Dans tous ces passages et d’autres semblables, Il informe que, s’Il le voulait, Il le ferait ; or, quand Il accomplit une chose, Il ne le fait qu’en étant Tout-Puissant. Le Coran atteste donc qu’Il en a la capacité, qu’Il le ferait s’Il le voulait, bien qu’Il ne le veuille pas.
Ils ajoutent encore : Allah sait toute chose telle qu’elle est ; Il sait cet acte possible, à la portée du serviteur, mais il ne se produit pas faute de volonté de ce dernier, ou parce qu’il le réprouve, et non par incapacité de sa part.