Première catégorie
— Ainsi qu’Il a dit : « Et c’est à Allah que revient, pour les hommes, le devoir d’effectuer le pèlerinage à la Maison, pour quiconque en a la capacité » (Sourate Âl-ʿImrân, v. 97).
— Et le Prophète — qu’Allah le bénisse et le salue — dit à ʿImrân ibn Ḥuṣayn : « Accomplis la prière debout ; si tu ne peux pas, assis ; et si tu ne peux pas, alors couché sur le côté. »
Il est manifeste que le pèlerinage et la prière deviennent obligatoires pour celui qui en a la capacité, qu’il s’en acquitte ou non ; on en déduit que cette forme de capacité n’a pas à coïncider avec l’acte lui-même.
Deuxième catégorie
— « Ils n’étaient pas capables d’entendre, pas plus qu’ils ne voyaient » (Sourate Hûd, v. 20).
— Et : « Ce Jour-là, Nous exposerons nettement la Géhenne aux mécréants : ceux dont les yeux étaient voilés pour ne pas se rappeler de Moi et qui se trouvaient incapables d’entendre » (Sourate al-Kahf, v. 101-102), selon l’avis de ceux qui expliquent la capacité dans ce sens.
Selon l’explication des Anciens et de la majorité, le manque de capacité désigne ici la difficulté et la pénibilité que la chose représente pour eux : leurs âmes sont incapables de la vouloir, bien qu’ils puissent matériellement l’accomplir s’ils le désiraient. Tel est l’état de celui que ses passions ou une opinion corrompue détournent de l’écoute des Livres révélés et de leur suivie ; or Allah a annoncé qu’il « ne peut » le faire.
Cette capacité est celle qui accompagne l’acte et en entraîne nécessairement l’existence, tandis que la première, si elle faisait défaut, ne permettrait même pas que l’obligation soit établie, comme dans Sa parole