Par conséquent, si l’erreur d’une personne provient de sa négligence à observer ce qui lui est obligatoire – comme suivre le Coran et avoir la foi –, ou du fait qu’elle transgresse les limites fixées par Allah en empruntant une voie interdite, ou qu’elle se laisse guider par ses passions sans lumière d’Allah, elle se fait tort à elle-même et fait partie des gens menacés par le châtiment. À l’inverse, le mujtahid qui, intérieurement et extérieurement, s’efforce d’obéir à Allah et à Son Messager et recherche la vérité par l’effort d’interprétation que leur ont prescrit Allah et Son Messager, celui-là voit son erreur pardonnée, conformément à la parole du Très-Haut :
« Le Messager a cru à ce qui a été révélé de la part de son Seigneur, ainsi que les croyants ; tous ont cru en Allah, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses Messagers sans faire de distinction entre aucun d’eux. Ils disent : “Nous avons entendu et nous avons obéi. Ton pardon, ô notre Seigneur”… » jusqu’à Sa parole : « Notre Seigneur, ne nous tiens pas rigueur si nous venons à oublier ou à commettre une erreur. » (Al-Baqarah, 285-286)
Il est rapporté dans le Ṣaḥīḥ de Muslim que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit qu’Allah – exalté soit-Il – répondit : « Je l’ai accordé. » Il est également authentifié, d’après Ibn ʿAbbās, que chaque fois que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – récitait l’une des lettres de ces deux versets ou de la Sourate al-Fātiḥa, ce qu’il demandait lui était accordé. Cela montre que cette invocation est exaucée pour le Prophète et pour les croyants, et qu’Allah ne les tiendra pas rigueur s’ils oublient ou s’ils se trompent.
Quant à la question du demandeur : « Relève-t-on ici de l’obligation de ce qu’il est impossible de supporter compte tenu de la situation ? »