Certains ont encore dit : « Il s’agit également de l’écriture, car les récits transmis et les chaînes de transmission sont consignés par écrit. En vérité, le terme ithâra dérive de athar, “trace” ; ainsi, la science que rapporte une autorité digne de confiance se véhicule par l’isnâd, se fixe ensuite par l’écriture ; tout cela constitue donc ses traces. »
Allah – exalté soit-Il – a décrit les hypocrites en ces termes :
« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi, mais qui veulent cependant se faire juger par le Tāghût, alors qu’on leur a commandé de le renier ? Satan veut les égarer d’un égarement profond. Lorsque l’on dit : “Venez donc à ce qu’Allah a révélé et au Messager”, tu vois les hypocrites se détourner de toi obstinément. Que feraient-ils si un malheur les frappait pour ce que leurs mains ont accompli ? Ils viendraient alors jurer par Allah : “Nous ne voulions que le bien et la conciliation.” Voilà ceux dont Allah connaît ce qu’il y a dans leurs cœurs ; détourne-toi donc d’eux, exhorte-les et adresse-leur des paroles pénétrantes. » (An-Nisâ’, 60-63)
Ces versets offrent de multiples enseignements : ils démontrent l’égarement de quiconque porte ses litiges devant une autorité autre que le Livre et la Sunna, et dévoilent son hypocrisie, même s’il prétend vouloir concilier les preuves scripturaires avec ce qu’il appelle « réquisits de la raison », empruntés à certains tāghout parmi les polythéistes et les Gens du Livre, ou avec d’autres considérations du même ordre.