Darʾ Taʿâroud al-ʿAql wa-n-NaqlIbn Taimiya

par cet indice, à savoir la volonté.

Ils ont ensuite divergé au sujet de cette volonté :
– Certains ont dit qu’il s’agit de la volonté de l’acte prescrit ; ainsi, lorsque quelqu’un dit : « Accomplis » et qu’il entend par là la réalisation de l’acte en question, cela devient un ordre ; si cette intention est absente, il ne s’agit pas d’un ordre.
– D’autres ont estimé qu’il faut réunir deux volontés : la volonté de l’acte prescrit et la volonté que l’énoncé même soit un ordre.
– D’autres encore ont exigé trois volontés.

Nous n’examinons pas ici cette ramification, car elle découle de leurs doctrines particulières ; notre divergence avec eux porte sur le principe même : l’énoncé devient-il un ordre par sa seule formulation ou grâce à un indice contextuel qui l’accompagne ?

Al-Ashʿarî et ceux qui le suivent soutiennent que l’ordre est un sens (maʿnâ) subsistant dans l’âme de celui qui ordonne ; il ne se sépare ni ne s’écarte de l’essence. Selon lui, il en va de même pour toutes les autres catégories de parole — prohibition, affirmation, interrogation, etc. : tous ces sens résident dans l’essence sans jamais la quitter, tout comme la puissance ou la science. Sous ce rapport, l’ordre d’Allâh — exalté soit-Il — et l’ordre des êtres humains sont semblables, sauf que l’ordre divin est éternel, tandis que l’ordre humain est créé. Quant aux énoncés et aux sons, ils ne constituent, à leurs yeux, ni ordre ni prohibition ; ils n’en sont que l’expression.

Il dit encore :

« Ibn Kullâb — ʿAbd Allâh b. Saʿîd al-Qaṭṭân — affirmait qu’il s’agit d’une “représentation fidèle” (ḥikâya) de l’ordre. Abû al-Ḥasan al-Ashʿarî le contesta, déclarant : “Il n’est pas permis de dire que c’en est une représentation, car la représentation doit être identique à la chose représentée ; il s’agit plutôt d’une expression (ʿibâra) de l’ordre subsistant dans l’âme.” Leur position s’est ainsi fixée.

Si telle est, en vérité, leur doctrine, il n’est pas concevable qu’il subsiste entre eux et nous un désaccord réel.

به، وهي الإرادة، ثم اختلفوا في تلك الإرادة: فمنهم من قال: هي إرادة المأمور به، فإذا قال: افعل، وأراد بذلك إيجاد المأمور به صار أمراً، وإذا عري عن ذلك لم يكن أمراً، ومنهم من قال: يحتاج إلى إرادة شيئنين: إرادة المأمور به، وإرادة كون اللفظ أمراً، ومنهم من اعتبر إرادة ثلاثة أشياء، ولسنا نتكلم معهم في هذا الفصل، فإنه شيء يتفرع على مذاهبهم، وإنما الخلاف بيننا وبينهم في الأصل، وهو أن اللفظ هل يكون أمراً بصيغته، أو بقرينة تقترن به؟ وذهب الأشعري ومن تابعه إلى أن الأمر هو معنىً قائم بنفس الآمر، لا يفارق الذات ولا يزايلها، وكذلك عنده سائر أقسام الكلام من النهي والخبر والاستخبار وغير ذلك، كل هذه المعاني قائمة بالذات لا تزايلها، كالقدرة والعلم وغير ذلك، وسواء في هذا أمر الله تعالى وأمر الآدميين، إلا أن أمر الله تعالى يختص بكونه قديماً، وأمر الآدمي محدث، وهذه الألفاظ والأصوات ليست عندهم أمراً ولا نهياً، وإنما هي عبارة عنه) . قال: (وكان ابن كلاب عبد الله بن سعيد القطان يقول: هي حكاية عن الأمر، وخالفه أبو الحسن الأشعري في ذلك، فقال: لا يجوز أن يقال: (إنها حكاية) ، لأن الحكاية تحتاج إلى أن تكون مثل المحكي، ولكن هو عبارة عن الأمر القائم بالنفس، وتقرر مذهبهم على هذا. فإذا كان هذا حقيقة مذهبهم، فليس يتصور بيننا وبينهم خلاف

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