dans la foi ; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur à l’égard de ceux qui ont cru. Ô notre Seigneur, certes Tu es Compatissant, Très Miséricordieux. (al-Hashr, 10)
Il n’est nul doute que quiconque s’emploie avec sérieux à rechercher la vérité et la religion sur la base du message du Messager d’Allâh – que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui –, mais se trompe sur certains points, Allâh lui pardonnera son erreur. Cela réalise l’invocation qu’Allâh a exaucée pour Son Prophète et pour les croyants lorsqu’ils dirent : « Ô notre Seigneur, ne nous tiens pas rigueur si nous oublions ou commettons une erreur » (al-Baqarah, 286).
Quant à celui qui suit ses conjectures et ses passions, puis se met à vilipender celui qui le contredit pour une erreur qu’il a, après son propre ijtihâd, prise pour vérité – alors qu’il s’agit là d’une innovation contraire à la Sunna –, il sera astreint à un blâme analogue, voire plus grave ou plus léger, à l’égard de la personne qu’il honore parmi les siens. Rares sont, parmi les générations tardives, ceux qui échappent à cette situation, tant les ambiguïtés et les confusions se sont multipliées et tant les gens se sont éloignés de la lumière de la prophétie et du soleil du Message, par lesquels se réalisent la guidance et la rectitude et s’évanouissent, dans les cœurs, le doute et l’incertitude.
C’est pourquoi l’on voit nombre de savants postérieurs, appartenant aux diverses écoles, se contredire au sujet de ces fondements et de leurs implications : ils énoncent une parole conforme à la Sunna tout en niant ce qui en est la conséquence, sans se douter que cela en est une ; ils affirment ce qui la contredit, sans imaginer que cela la contredise ; ils admettent les corollaires de la parole opposée à ce qu’ils ont eux-mêmes établi de la Sunna, et il se peut même qu’ils déclarent mécréant quiconque les contredit au sujet de cette parole opposée et de ses implications.
Ainsi, la teneur de leur propos revient à dire que