une épreuve pour certains d’entre eux.
De même, ʿAlî – qu’Allah l’agrée – a dit : « Parlez aux gens de ce qu’ils connaissent et laissez ce qu’ils réprouvent ; aimeriez-vous qu’Allah et Son Messager soient démentis ? »
Il en va de même lorsqu’une parole véridique entraînerait un désordre plus grave que le fait de la taire ; elle entre alors dans la portée de la parole du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – :
« Celui d’entre vous qui voit un blâmable, qu’il le change de sa main ; s’il n’en est pas capable, qu’il le change par sa langue ; et s’il n’en est pas capable, qu’il le réprouve dans son cœur ; et c’est là le degré le plus faible de la foi. »
Rapporté par Muslim.
Quant à la question du demandeur : « S’il est permis de le faire, cette action devient-elle obligatoire ? A-t-on rapporté du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – quelque chose indiquant son obligation ? »
[Réponse à la troisième question]
Nous disons : Il ne fait aucun doute qu’il incombe à chacun de croire, de manière générale, à ce qu’a apporté le Messager. Il ne fait pas non plus de doute que la connaissance détaillée de ce qu’a apporté le Messager constitue une obligation collective (farḍ kifâya). En effet, cela relève de la transmission de la mission pour laquelle Allah a envoyé Son Messager, de la méditation, de l’intelligence et de la compréhension du Coran, de la connaissance du Livre et de la Sagesse, de la préservation du Rappel, de l’appel au bien, de l’ordonnance du convenable et de l’interdiction du blâmable, de l’appel au chemin du Seigneur avec sagesse et exhortation bienveillante, de la controverse selon la meilleure manière, et de tout ce qu’Allah a prescrit aux croyants en la matière ; tout cela constitue donc pour eux une obligation collective.