pour les gens ce sur quoi ils divergent, ainsi que le Très-Haut l’a dit : « Les hommes formaient une seule communauté ; puis Allah envoya les prophètes, porteurs de bonne nouvelle et avertisseurs, et Il fit descendre avec eux l’Écriture, en toute vérité, afin qu’elle tranche entre les hommes au sujet de ce sur quoi ils divergent » (al-Baqarah, 2 : 213). De même, le Livre sert de norme pour juger entre les diverses nations de leurs différends au sujet des notions qu’elles expriment selon leurs propres conventions et usages. Cela requiert de connaître, d’une part, le sens du Livre et de la Sunna et, d’autre part, le sens que ces gens attachent à leurs vocables, puis de confronter ces significations entre elles afin de faire apparaître ce qui concorde et ce qui contredit.
Quant à l’objection du questionneur : « Si l’on déclare la chose permise, sur quel fondement se l’appuie-t-on, alors que nous avons compris de lui – que les bénédictions et la paix soient sur lui – qu’il a interdit d’aborder certaines questions ? », la réponse est la suivante.
Nous avons déjà demandé des éclaircissements et fourni des détails dans la réponse : tout ce qui constitue réellement les fondements de la religion avec lesquels Allah a envoyé Son Messager ne peut, en aucune circonstance, faire l’objet d’une interdiction. Il n’en va pas de même de ce que l’on nomme « fondements de la religion » alors qu’il n’en est rien, ni du point de vue des preuves ni de celui des questions, ni de ce qui serait les fondements d’une religion qu’Allah n’a pas légiférée, mais qu’a instituée quiconque a introduit dans la religion ce qu’Allah n’a pas autorisé.
Quant à la prohibition évoquée par le questionneur, le Livre et la Sunna interdisent plusieurs choses, parmi lesquelles : parler d’Allah sans science, conformément à la parole du Très-Haut : « Dis : Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes, apparentes ou cachées, le péché, la transgression injuste, le fait d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune autorisation, et de dire au sujet d’Allah ce que vous ne savez pas » (al-Aʿrāf, 7 : 33), et Sa parole : « Ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance » (al-Isrā’, 17 : 36).