Darʾ Taʿâroud al-ʿAql wa-n-NaqlIbn Taimiya

Quiconque se met à manier ces vocables pour affirmer ou pour nier, que ce soit dans les méthodes ou dans les questions de fond, sans fournir les distinctions et les subdivisions nécessaires – lesquelles relèvent du Sentier droit –, contribue à l’une des sources majeures de la confusion.

En effet, jamais on ne trouve, ni dans la parole du Prophète – que les bénédictions et la paix soient sur lui –, ni chez aucun Compagnon, ni chez leurs Successeurs, ni chez les imams suivis, qu’ils aient rattaché l’un des fondements de la religion, qu’il s’agisse des preuves ou des questions elles-mêmes, à ce que l’on appelle « substance », « corps », « occupation d’un lieu », « accident » ou termes analogues.

Or, ceux qui emploient ces expressions ne s’accordent pas sur ce qu’ils entendent par elles : tantôt en raison de conventions lexicales divergentes, tantôt parce qu’ils diffèrent sur la signification même du terme.

Ainsi, tel dira : « Le corps est ce qui est composé. » Puis la dispute s’engage : s’agit-il d’une seule substance à condition qu’elle soit assemblée ? De la substance et au-delà ? De six, de huit, ou d’un autre nombre encore ?
D’autres définissent le corps comme « ce en quoi l’on peut concevoir trois dimensions », et affirment qu’il est composé de matière et de forme.
D’autres encore déclarent : « C’est l’être », ou : « C’est l’être subsistant par lui-même » ; ou bien : « C’est ce dont on peut désigner l’existence du doigt, et tout être subsistant par lui-même ne peut être autrement. »

Lorsque les Pieux Prédécesseurs et les imams ont blâmé et stigmatisé les débats autour de la substance, du corps et de l’accident, leur reproche visait quiconque introduit dans les fondements de la religion – tant dans ses preuves que dans ses questions – les concepts que ces gens placent derrière ces termes, que ce soit pour les affirmer ou pour les nier. Mais une fois connues les significations authentiques, établies par le Livre et la Sunna, et qu’on les exprime sans avoir recours à ces vocables, on ne les comprend plus au moyen de ces mots, de sorte qu’il devienne clair

من المتكلم بهذه الألفاظ نفياً وإثباتاً في الوسائل والمسائل: من غير بيان التفصيل والتقسيم، الذي هو من الصراط المستقيم، وهذا من مثارات الشبه. فإنه لا يوجد في كلام النبي صلي الله عليه وسلم، ولا أحد من الصحابة والتابعين، ولا أحد من الأئمة المتبوعين: أنه علق بما سمي لفظ الجوهر والجسم والتحيز والعرض ونحو ذلك شيئاً من أصول الدين، لا الدلائل ولا المسائل. والمتكلمون بهذه العبارات يختلف مرادهم بها، تارة لاختلاف الوضع، وتارة لاختلافهم في المعني الذي هو مدلول اللفظ، كمن يقول: الجسم هو المؤلف. ثم يتنازعون: هل هو الجوهر الواحد بشرط تأليفه، أو الجوهر فصاعداً، أو الستة، أو الثمانية، أو غير ذلك؟ ومن يقول: هو الذي يمكن فرض الأبعاد الثلاثة فيه، وإنه مركب من المادة والصورة. ومن يقول: هو الموجود أو يقول: هو الموجود القائم بنفسه، أ, يقول: هو الذي يمكن الإشارة إليه، وأن الموجود القائم بنفسه لا يكون إلا كذلك. والسلف والأئمة الذي ذموا وبدعوا الكلام في الجوهر والجسم والعرض تضمن كلامهم ذم من يدخل المعاني التي يقصدها هؤلاء بهذه الألفاظ في أصول الدين، في دلائلة وفي مسائله، نفياً وإثباتاً، فأما إذا عرفت المعاني الصحيحة الثابتة بالكتاب والسنة وعبر عنها لم يفهم بهذه الألفاظ ليتبين

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