Quant à celui qui prononce la vérité que Dieu a permise, tant comme jugement que comme argument, il appartient aux gens de science et de foi :
« Dieu dit la vérité et Il guide vers le droit chemin » (Al-Ahzâb, 4).
[Permissibilité de s’adresser aux spécialistes selon leur terminologie]
S’adresser aux adeptes d’un certain vocabulaire en recourant à leur terminologie et à leur langue n’a rien de blâmable lorsqu’on y est contraint et que les notions véhiculées sont exactes. Il en va ainsi lorsque l’on parle aux non-Arabes — Byzantins, Perses ou Turcs — dans leur idiome et selon leur usage : cela est licite et même louable en cas de nécessité. Les imams ne l’ont réprouvé que lorsqu’aucun besoin réel ne le justifie.
De là vient que le Prophète — que les bénédictions et la paix soient sur lui — dit un jour à Umm Khâlid, fille de Khâlid ibn Saʿîd ibn al-ʿĀṣ. Elle était encore enfant et était née en Abyssinie, où son père avait émigré : « Ô Umm Khâlid ! ceci est sana. » Or sana, dans la langue abyssine, signifie « beau », car elle comprenait cette langue.
C’est pourquoi l’on traduit le Coran et les hadiths pour celui qui a besoin de les comprendre, et le musulman lit, dans leur langue d’origine, les ouvrages et propos des autres peuples dont il a besoin, avant de les traduire en arabe,