Darʾ Taʿâroud al-ʿAql wa-n-NaqlIbn Taimiya

Quant à la grande majorité des êtres humains doués de raison, ils ont déclaré : « Cette opinion est contraire à ce que l’on connaît par l’expérience sensible. »

Pour la défendre, divers théologiens spéculatifs – muʿtazilites et autres – se sont donc engagés à nier absolument les attributs du Seigneur, ou du moins une partie d’entre eux. En effet, pour ces penseurs, ce qui atteste de la survenue temporelle de ces substances est la présence d’attributs qui subsistent en elles ; or, selon eux, un raisonnement doit être mené jusqu’à son terme. Ils ont ainsi conclu que tout être doté d’un attribut inhérent est nécessairement créé ; assertion qui relève, là encore, d’une corruption et d’un égarement extrêmes. C’est pour cette raison qu’ils ont professé la création du Coran, rejeté la vision de Dieu dans l’Au-delà, nié Son élévation au-dessus de Son Trône, et adopté d’autres conclusions du même ordre : autant de conséquences auxquelles aboutit quiconque pousse jusqu’au bout les prémisses de cette argumentation que les Muʿtazilites et leurs suiveurs ont érigée en fondement de leur croyance.

Ces questions entrent certes dans ce que ces gens appellent « les principes de la religion », mais, en réalité, elles ne font nullement partie des principes de la religion que Dieu a prescrite à Ses serviteurs.

Quant à la « religion » au sujet de laquelle Dieu a dit : « Ont-ils des associés qui leur auraient prescrit dans la religion ce que Dieu n’a point autorisé ? » (Ash-Shûrâ, 42 : 21), celle-ci possède, elle aussi, ses propres principes et ramifications, à son image.

Or, puisque l’on sait que l’expression « principes de la religion », dans l’usage de ceux qui la manient, demeure vague et ambiguë en raison de la diversité des conventions et des terminologies, il apparaît clairement que les véritables principes de la religion, aux yeux de Dieu, de Son Messager et des croyants, sont exclusivement ceux que l’on tient du Messager.

Quant à celui qui institue une religion sans l’agrément de Dieu, il est évident que les principes qui y conduisent ne sauraient être rapportés au Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui –, car il s’agit d’une voie fausse, et ce qui découle du faux est nécessairement faux.

وأما جمهور عقلاء بني آدم فقالوا: هذه مخالفة للمعلوم بالحس. والتزم طوائف من أهل الكلام من المعتزلة وغيرهم لأجلها نفي صفات الرب مطلقاً، أو نفي بعضها، لأن الدال عندهم علي حدوث هذه الأشياء هو قيام الصفات بها، والدليل يجب طرده، فالتزموا حدوث كل موصوف بصفة قائمة به، وهو أيضاً في غاية الفساد والضلال، ولهذه التزموا القول بخلق القرآن، وإنكار رؤية الله في الآخرة، وعلوه علي عرشه، إلي أمثال ذلك من اللوازم التي التزمها من طرد مقدمات هذه الحجة التي جعلها المعتزلة ومن اتبعهم أصل دينهم. فهذه داخلة فيما سماه هؤلاء أصول الدين، ولكن ليست في الحقيقة من أصول الدين الذي شرعه الله لعباده. وأما الدين الذي قال الله فيه: {أم لهم شركاء شرعوا لهم من الدين ما لم يأذن به الله} الشوري: ٢١ فذاك له أصول وفروع بحسبه. وإذا عرف أن مسمي أصول الدين في عرف الناطقين بهذا الاسم فيه أجمال وإبهام لما فيه من الاشتراك بحسب الأوضاع والاصطلاحات، تبين أن الذي هو عند الله ورسوله وعباده المؤمنين أصول الدين فهو موروث عن الرسول. وأما من شرع دينا لم يأذن به الله فمعلوم أن أصول المستلزمة له لا يجوز أن تكون منقولة عن النبي صلي الله عليه وسلم، إذ هو باطل، وملزوم الباطل باطل،

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