quant aux paroles d’Allah – exalté soit-Il – et à celles de Ses prophètes, paix sur eux, ils les rangent parmi les éléments dont on ne saurait tirer argument. C’est pourquoi ils ont rejeté toute preuve fondée sur ce qu’ont transmis les prophètes et les envoyés au sujet des attributs d’Allah, ou sur d’autres informations qu’ils ont rapportées, persuadés que la raison leur est contraire. Certains ajoutent même que les indices scripturaires ne procurent pas la certitude. Nous avons, ailleurs, longuement réfuté leur position à propos de ces preuves scripturaires.
Quant à cette règle qu’ils ont formulée, un groupe les y avait précédés, parmi lesquels Abû Ḥâmid, qui en fit un principe directeur lorsqu’il répondit à des questions portant sur des passages que l’interrogateur trouvait obscurs, telles celles que lui soumit le juge Abû Bakr ibn al-ʿArabî. Or ce dernier contredit Abû Ḥâmid dans nombre de ces réponses et disait :
« Notre maître Abû Ḥâmid est entré jusqu’au tréfonds des philosophes ; puis, lorsqu’il voulut en sortir, il n’y parvint pas. »
Il transmit également qu’Abû Ḥâmid, par humilité, déclarait : « Je ne possède qu’un maigre bagage en science du ḥadîth. »