C’est là une vérité fermement ancrée dans l’esprit de l’interlocuteur, conformément à la parole du Très-Haut :
« Ils ne te soumettent aucune parabole sans que Nous ne t’apportions la vérité et l’exégèse la meilleure. »
(Al-Furqân, 25 : 33)
Il expose ensuite Sa puissance absolue en disant :
« Son seul commandement, lorsqu’Il veut une chose, est de lui dire : « Sois ! », et elle est. »
(Yâ Sîn, 36 : 82)
Ce passage, comme bien d’autres, recèle des secrets et des démonstrations irréfutables des vérités religieuses ; ce n’est pas ici le lieu de les détailler, il s’agit seulement d’en signaler l’existence.
[Le Coran proclame la transcendance d’Allah et le déclare exempt de tout associé]
Il en va de même des expressions par lesquelles le Très-Haut se prémunit et se sanctifie contre l’attribution qu’ils Lui font d’une quelconque naissance, qu’ils la qualifient de sensible ou d’intelligible : ainsi, les chrétiens prétendent que le « Verbe » est engendré et qu’il constitue l’essence du Fils issu de Lui ; de même, les philosophes sabéens soutiennent la génération des dix intellects et des neuf âmes célestes, débat incertain pour eux — s’agit-il de substances ou d’accidents ? —, allant jusqu’à considérer les intellects comme des mâles, les âmes comme des femelles, et à les ériger en pères, mères, divinités et seigneurs proches. Leur attachement aux âmes est plus manifeste, la rotation des sphères indiquant un mouvement volontaire, donc l’existence d’une âme motrice ; pourtant, la plupart d’entre eux tiennent ces âmes célestes pour de simples accidents, dépourvus d’existence propre.
Tout cela rejoint les dires des polythéistes arabes et d’autres qui attribuaient à Allah des fils et des filles. Le Très-Haut dit :
« Ils ont attribué à Allah des associés parmi les djinns, alors que c’est Lui qui les a créés ; et, sans la moindre science, ils Lui ont forgé des fils et des filles. Gloire à Lui ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils décrivent. »
(Al-Anʿâm, 6 : 100)
Il dit également :
« Certes, de leur pure fabulation ils disent : « Allah a engendré », alors qu’ils sont bel et bien des menteurs. »
(As-Sâffât, 37 : 151-152)