« Et à Lui appartient l’attribut suprême dans les cieux et sur la terre. » (Ar-Rûm 30 : 27)
Il a également dit :
« Ô hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de la Résurrection, [sachez que] Nous vous avons certes créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot, puis d’un embryon tantôt façonné, tantôt informe, afin de vous rendre [la chose] manifeste… » (Al-Hajj 22 : 5).
On retrouve la même démonstration dans Sa parole :
« Il Nous propose un exemple et oublie sa propre création ; il dit : “Qui fera revivre ces ossements lorsqu’ils seront réduits en poussière ?” – Dis : “Les fera revivre Celui qui les a créés une première fois.” » et les versets suivants (Yâ Sîn 36 : 78-82).
La formule : « Qui fera revivre ces ossements lorsqu’ils seront réduits en poussière ? » constitue en réalité un syllogisme dont l’une des prémisses est passée sous silence tant elle est évidente, tandis que l’autre, une négative universelle, est énoncée avec sa preuve : l’exemple cité dans la parole : « Il Nous propose un exemple et oublie sa propre création… ». Il s’agit d’une interrogation de dénégation, c’est-à-dire qu’elle signifie : « personne ne peut rendre la vie à des ossements décomposés ». À ses yeux, leur état de poussière empêche leur résurrection : ils ont atteint une sécheresse et une froideur incompatibles avec la vie, fondée sur la chaleur et l’humidité ; leurs particules se sont dispersées et mêlées à d’autres, autant d’arguments illusoires qu’il avance.
Le raisonnement sous-jacent est donc :
« Ces ossements sont décomposés ;
Or, personne ne fait revivre des ossements décomposés ;
Donc, personne ne les fera revivre. »
Mais cette prémisse négative est fausse ; elle conclut, à tort, à l’impossibilité de la résurrection. Le Très-Haut a démontré le contraire en prouvant des réalités plus étonnantes encore et Sa puissance absolue. Il dit : « Les fera revivre Celui qui les a créés la première fois » ; et Il les a bien créés à l’origine de la poussière. Puis Il ajoute : « Il connaît parfaitement toute création » (Yâ Sîn 36 : 79), indiquant Sa science de ce qui s’est dispersé ou transformé. Enfin, Il dit : « Celui qui, pour vous, a fait jaillir du bois vert le feu » (Yâ Sîn 36 : 80), soulignant qu’Il fait sortir le feu brûlant