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On rapporte le propos suivant :
« Lorsque les preuves scripturaires se trouvent en conflit avec les preuves rationnelles – que l’on dise : la révélation et la raison, la transmission et l’intellect, les formulations apparentes des textes et les démonstrations décisives de la raison, ou toute expression équivalente –, trois voies s’offrent alors :
- Les concilier toutes deux, ce qui est impossible, car ce serait réunir deux contraires ;
- Les rejeter l’une et l’autre ;
- Faire primer la révélation. Or cela est également impossible, la raison constituant la base même de la transmission ; si nous la reléguions au second plan, nous porterions atteinte à cette raison qui fonde la transmission, et nuire au fondement d’une chose revient à nuire à la chose elle-même. Donner la priorité au texte reviendrait donc à entamer à la fois l’autorité du texte et celle de la raison. Il est donc impératif de faire prévaloir la raison ; quant au texte, il faudra soit l’interpréter, soit en remettre le sens à Allah (tafwîḍ).
Si, en revanche, les deux éléments s’opposent comme deux contraires et non comme deux contradictoires, leur conciliation est impossible, mais leur disparition simultanée ne l’est pas.
Al-Râzî et ses partisans ont érigé ce raisonnement en principe universel dans les ouvrages où ils établissent leurs preuves. »
قول القائل:
إذا تعارضت الأدلة السمعية والعقلية، أو السمع والعقل، أو النقل والعقل، أو الظواهر النقلية والقواطع العقلية، أو نحو ذلك من العبارات، فإما أن يجمع بينهما، وهو محال، لأنه جمع بين النقيضين، وإما أن يردا جميعاً، وإما أن يقدم السمع، وهو محال، لأن العقل أصل النقل، فلو قدمناه عليه كان ذلك قدحاً في العقل الذي هو أصل النقل، والقدح في أصل الشيء قدح فيه، فكان تقديم النقل قدحاً في النقل والعقل جميعاً، فوجب تقديم العقل، ثم النقل إما أن يتأول، وإما أن يفوض.
وأما إذا تعارضا تعارض الضدين امتنع الجمع بينهما، ولم يمتنع ارتفاعهما.
وهذا الكلام قد جعله الرازي وأتباعه قانوناً كلياً فيما يستدل به من كتب