Il en est ainsi des paraboles qu’Allah expose dans Son Livre, au sujet desquelles Il dit :
« Nous avons, dans ce Coran, proposé aux hommes toutes sortes de paraboles. » (Az-Zumar, 27)
Ces paraboles constituent des raisonnements intellectuels : qu’il s’agisse d’un syllogisme universel (qiyâs shumûl) ou d’un raisonnement par analogie (qiyâs tamthîl). Relèvent également de cette catégorie ce que l’on nomme « démonstrations » (burâhîn), c’est-à-dire le syllogisme universel composé de prémisses certaines, bien que le terme burhân, dans la langue, soit plus vaste, puisqu’Allah qualifie les deux signes accordés à Moïse de « deux preuves » :
« Voilà donc deux preuves venant de ton Seigneur. » (Al-Qasas, 32)
Cela montre que, dans le domaine de la science divine, il n’est pas permis de s’appuyer sur un raisonnement analogique où l’original et le cas à comparer se vaudraient, ni sur un syllogisme universel dont les individus seraient placés sur un pied d’égalité, car « Rien ne ressemble à Lui ». Il est donc impossible de Le comparer à autre que Lui ou de Le faire entrer dans une proposition générale englobant ses éléments de façon uniforme.
Ainsi, lorsque des groupes de philosophes et de théologiens ont adopté de tels raisonnements pour traiter des questions relatives à la Divinité, ils n’ont pas atteint la certitude ; leurs preuves se sont contredites et, au terme de leurs efforts, la perplexité et le trouble les ont dominés, tant leurs arguments se révélaient viciés ou équivalents les uns aux autres. Ce qui convient ici, c’est le raisonnement a fortiori (qiyâs al-awla), qu’il soit analogique ou universel, comme le Très-Haut le déclare :
« À Allah appartient l’exemple suprême. » (An-Nahl, 60)
Ainsi, dès que l’on sait que toute perfection reconnue à un être contingent ou créé sans qu’elle comporte la moindre déficience — c’est-à-dire une perfection qui revient à l’existence sans impliquer la non-existence —, il est évident que l’Être nécessaire, éternel sans commencement, y est plus encore en droit. Et toute perfection qui, sans aucun manque, est affirmée