aussi bien pour l’obligatoire que pour le recommandé.
Louange à Allah qui a suscité au milieu de nous un Messager issu de nos propres rangs, lequel nous récite Ses versets, nous purifie et nous enseigne le Livre en détail, exposant toute chose ; [il est] guidance, miséricorde et bonne nouvelle pour les musulmans :
« Ce n’est point là un récit inventé ; c’est au contraire la confirmation de ce qui l’a précédé, l’exposé détaillé de toute chose, ainsi qu’une direction et une miséricorde pour des gens qui croient. » (Yûsuf, 111)
Ne s’imaginent que le Livre et la Sagesse n’apportent pas l’éclaircissement recherché que ceux dont l’intelligence et l’audition sont déficientes, ceux qui auront part à la plainte des gens du Feu lorsqu’ils diront :
« Si seulement nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les hôtes de la Fournaise. » (Al-Mulk, 10)
Or ce travers se rencontre fréquemment chez nombre de philosophes, de théologiens spéculatifs, ainsi que parmi les ignorants des gens du hadith, des juristes et des soufis.
[Preuves des questions]
Quant à la seconde catégorie — les preuves relatives à ces questions fondamentales —, bien que certains groupes de mutakallimûn et de philosophes prétendent que la Sharîʿa n’argumente que par le « récit véridique », de sorte que sa force probante dépendrait de l’établissement préalable de la véracité du rapporteur et que les prémisses de cette véracité relèveraient de simples spéculations rationnelles, ils se trompent lourdement ; leur égarement est manifeste. Ils croient, en effet, que l’argumentation du Livre et de la Sunna se réduit à une narration dépouillée.
La vérité est celle sur laquelle se sont accordés les pieux prédécesseurs de la communauté, gens de science et de foi : Allah, exalté soit-Il, a exposé, au sein même du Coran, des preuves rationnelles indispensables à cette connaissance dans une mesure qu’aucun de ces gens n’est capable de saisir ; et le maximum de ce qu’ils mentionnent se trouve condensé dans le Coran sous la forme la plus parfaite.