Et si l’on affirme qu’il s’agit là d’une obligation, quelle est donc la sagesse qui expliquerait que le Législateur n’ait pas établi à ce sujet un texte mettant la communauté à l’abri du péril, alors que le Prophète — que les prières et la paix d’Allah soient sur lui — était si soucieux de la guider ?
Réponse :
Louange à Allah, Seigneur des mondes.
Pour ce qui est de la première question, j’ai répondu ceci :
Le questionneur dit : « Est-il permis de se lancer dans les questions relatives aux fondements de la foi que les gens ont débattues, quand bien même aucune parole n’en aurait été rapportée du Prophète — paix et bénédiction sur lui —, ou cela est-il interdit ? »
Une telle interrogation procède des usages innovés et fallacieux que l’on voit parfois apparaître. En effet, les questions qui relèvent véritablement des fondements de la religion — j’entends la religion qu’Allah a envoyée avec Son Messager et pour laquelle Il a révélé Son Livre — ne sauraient faire l’objet de cette affirmation : « Aucune parole du Prophète, paix et bénédiction sur lui, n’a été transmise à leur sujet. » Ce propos est contradictoire en lui-même : qualifier un point de « fondement de la religion » implique qu’il figure parmi les questions les plus importantes et dont la religion a besoin. Or, nier qu’une parole du Messager ait été rapportée à ce sujet entraîne nécessairement l’une de deux choses : soit le Messager aurait négligé d’exposer des affaires essentielles dont la religion a besoin, soit il les aurait exposées mais la communauté ne les aurait pas transmises.