Alors que je séjournais dans les contrées d’Égypte, certains de ses notables m’interrogèrent au sujet de cette question et formulèrent ainsi leur demande :
[Digression : réponse à une question adressée à Ibn Taymiyya alors qu’il se trouvait en Égypte. Texte de la question]
Digression : réponse à une question adressée à Ibn Taymiyya alors qu’il se trouvait en Égypte.
Texte de la question
Si quelqu’un venait à dire : « Est-il permis de se lancer dans les questions des fondements de la foi dont les gens ont débattu, alors même qu’aucun propos n’en a été transmis du Prophète — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui —, ou cela est-il interdit ? »
Si l’on répond qu’il est permis d’en parler, quel en est le fondement ? Car nous avons compris de lui — paix et bénédiction sur lui — qu’il a interdit de traiter certaines questions. Et si l’on admet que c’est permis, devient-ce pour autant obligatoire ?
A-t-on rapporté de lui — paix et bénédiction sur lui — quelque chose qui établisse ce caractère obligatoire ?
Le degré de forte présomption auquel parvient le mujtahid suffit-il, ou faut-il nécessairement atteindre la certitude ?
Si la certitude lui est impossible, sera-t-il excusé ou restera-t-il néanmoins tenu de l’obtenir ?
Et, dans ce cas, s’agit-il ou non d’imposer à l’homme ce qui dépasse ses capacités ?"}