ou toute autre prétention semblable ; l’invocation du Livre et de la Sunna ne lui sera d’aucune utilité tant que la fausseté de l’argument contradicteur n’aura pas été exposée.
Or, l’invalidité de cette objection peut être établie, aussi bien de façon globale que dans le détail.
Au niveau global, quiconque croit en Allah et en Son Messager d’une foi pleine et entière, et connaît avec certitude la volonté du Prophète, est sûr de la véracité de ses dires ; il sait, en outre, que tout argument qui s’y oppose n’est qu’une preuve caduque, du même acabit que les sophismes des sceptiques. Le Très-Haut a dit : « Quant à ceux qui polémiquent au sujet d’Allah après qu’Il a été reconnu, leur argument est frappé de nullité auprès de leur Seigneur ; sur eux s’abat Sa colère, et un châtiment sévère leur est réservé » (Ach-Chourâ, 16).
Quant à l’examen détaillé, il consiste à démontrer la vanité de la preuve adverse. Ce principe s’oppose diamétralement à celui qu’ont formulé certains négateurs ; ainsi, ar-Râzî, au début de son ouvrage Nihâyat al-ʿUqûl, déclare qu’il est en toute hypothèse impossible de s’appuyer sur les données scripturaires dans les questions de fondements, parce que cet appui reposerait sur des prémisses conjecturales et sur la réfutation préalable de toute objection rationnelle, tandis qu’il serait impossible d’attester l’inexistence d’un tel contredit : il se peut, affirme-t-il, qu’il existe en réalité une preuve intellectuelle contredisant le témoignage du Coran sans que l’auditeur n’en ait conscience.